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Si le paradis était un archipel...

mars 2018
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Carnet de voyage

On m’avait vanté les mérites des Philippines, ses plages de rêve et ses paysages de rizières époustouflants. Les témoignages étaient tous unanimes. Cela a suffit à attiser ma curiosité. Je me suis donc envolée, au début du printemps, vers la perle des mers d’Orient.

Départ
31 mars 2018

Envol vers Luçon

Paris, France Manille, Grand Manille, Philippines

Le réveil nous tire très tôt du lit. Mais c’est pour la bonne cause. Nous nous envolons aujourd’hui vers Manille. Nous allons réaliser un programme, normalement prévu en circuit accompagné, que nous avons privatisé et aménagé de façon à ce qu’il colle à nos attentes.

Je ne suis pas mécontente d’arriver lorsque l’avion déploie enfin son train d’atterrissage. Je suis fatiguée du trajet mais trépigne d’impatience à l’idée d’aller marcher dans les rizières des montagnes Ifugao.

J 1
01 avril 2018

Le paradis vert

Manille, Grand Manille, Philippines Banaue, Ifugao, Philippines

Après une visite succincte de Manille, qui ne me convainc pas plus que cela, un long trajet de plusieurs heures nous emmène jusqu’à Banaue, le point de départ de notre trek.

Banaue est une petite ville assez agitée où la circulation de jeepney et autres tricycles motorisés est intarissable. Mais elle conserve un certain charme et il suffit de s’élever un peu dans les hauteurs pour jouir d’un point de vue exceptionnel sur les rizières sculptées dans la cordillère. Je n’avais jamais vu de rizières auparavant. Même pas en Camargue. Je suis éblouie devant cette vallée verte qui semble ne pas avoir de fin. Et ceci n’est que le début.

Notre jeepney nous dépose au début d’un chemin qui marquera le début de notre trek. A partir de là, nous allons marcher accompagnés de notre guide, dans la cordillère. Je pense être en forme et ne devrais pas être trop en difficulté pendant ce trek même si je sens que la chaleur moite environnante ne va pas rendre cela facile.

Pendant nos cinq jours de trek, nous progressons de terrasse en terrasse et découvrons chaque jour des points de vue tous plus impressionnants les uns que les autres. Lorsque j’imagine que la montagne a été sculptée à main d’homme et de femme au fil des siècles sans l’aide d’aucune machine, je reste ébahie. Nous découvrons aussi une superbe cascade (qui se mérite !) où il fait bon se rafraîchir après une journée de marche. Tout au long de notre route, nous voyons la vie dans les rizières, en apprenons un peu plus sur l’accès à l’éducation et à la santé dans ces coins reculés. Chaque village a une école, certains gamins parcours des kilomètres à pied avant d’atteindre leur salle de classe et ce, matin et soir. Les femmes enceintes s’organisent pour accoucher : certaines partent en ville un mois avant le terme estimé afin de bénéficier d’assistance le moment venu, d’autres préfèrent rester dans les montagnes et dans ces cas-là, ce sont les mères et les sœurs qui s’improvisent sage-femme et infirmières. C’est un mode de vie à la dure, les maisons sont très simples, il y a souvent une seule pièce principale et une cour où se baladent coqs, poules et canards. Les habitants de la cordillère sont de vraies forces de la nature.

Un soir, nous avons la chance de passer la nuit chez l’habitant. Nous arrivons assez tôt dans le village où nous sommes les seuls étrangers. Cela nous donne l’occasion d’arpenter un peu les lieux avec une dizaine de gamins derrière nous. Les échanges sont limités car nous ne maîtrisons pas le tagalog et eux, encore peu l’anglais, mais nous passons de chouettes moments. Les personnes chez qui nous passons la nuit sont des personnes âgées qui ont vécu toute leur vie dans ces montagnes. Le village est vraiment très reculé et ils ont l’intention de déménager pour se rapprocher de leurs enfants. Je réalise le choc des cultures quand le vieux nous demande pourquoi nous passons nos vacances à marcher, pourquoi est-ce que nous ne nous reposons pas lors de cette coupure avec le travail. Nous lui expliquons qu’au travail, nous sommes assis toute la journée et que marcher et respirer l’air libre de la montagne est la meilleure définition des vacances que nous puissions avoir. Il se marre. Evidemment qu’il se marre. Allez expliquer cela à un vieil homme qui depuis son plus jeune âge travaille à la dure dans les rizières, ramasse le riz à la main les pieds dans la boue et le transporte d’un versant de la montagne à l’autre sur son dos. Lui ne rêve que d’une chose : ne rien faire, enfin. Le lendemain, ce même vieil homme nous doublera au pas de course dans une montée, avec sur le dos, un sac de riz que je n’aurais pas traîné sur plus de dix mètres. Quand je vous dis que ces gens sont de vraies forces de la nature.

Après cette escapade au cœur des rizières en terrasse, nous reprenons une jeepney qui nous ramène à Banaue. La route en lacet jusqu’à notre destination est exceptionnelle, nous ne sommes pas encore lassés de l’incroyable beauté des montagnes Ifugao.

J 8
08 avril 2018

Le paradis bleu

Banaue, Ifugao, Philippines Busuanga, Philippines

La deuxième partie du voyage a du souci à se faire compte tenu du niveau de la première.  Nous embarquons à bord d’un petit coucou qui viendra se poser une petite heure plus tard sur l’île de Busuanga au sud de Luçon. Je m’attendais à une île assez désertique, dénuée d’engins mécaniques et avec une plage de sable fin mais il n’en est rien. A vrai dire, c’est le point de départ pour se rendre sur des îlots paradisiaques accessibles en bateau mais l’île de Busuanga qui abrite la ville de Coron est assez développée. De prime abord, je suis un peu déçue mais apprécie finalement l’atmosphère, les bars baba cools qui diffusent de la musique reggae et l’ambiance de petite ville. Notre petite semaine à Busuanga tient toutes les promesses des Philippines et nous offre un incroyable panel de curiosités. J’ai eu la chance de voir de superbes plages, de superbes paysages lors de différents voyages mais les Philippines n’ont pas d’égal. Les plages sont à couper le souffle, l’eau est tantôt cristalline, tantôt émeraude. Nous naviguons et nageons au cœur de lagons entourés de falaises déchiquetées. Et les fonds marins, même en simple snorkeling, dévoilent des coraux multicolores. Je n’ai tout bonnement jamais vu cela. De nombreux poissons sont également visibles en snorkeling. Notre passage par les îles de Busuanga et Coron restera gravé comme une parenthèse enchantée.

J 15
15 avril 2018

Bumalik sa bahay

Busuanga, Philippines Paris, France

Nous retrouvons notre chère capitale le cerveau cerné d’images colorées en étant à peu près sûrs que si le paradis était un archipel… ce serait les Philippines.

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15 avril 2018
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