Carnet

Accueil / Carnet

Au coeur de l'Amérique Centrale

février 2016
Partager
Carnet de voyage

J'ai beaucoup voyagé en Amérique Latine. Je suis absolument fan de ses grands espaces, de sa cordillère et de sa culture. Il état temps pour moi de m'en aller découvrir un autre morceau du continent américain. J'ai jeté cette fois-ci mon dévolu sur deux pays en particulier: le Costa Rica et le Nicaragua.

Départ
20 février 2016

Paris, France San José, Costa Rica

En route !

Le taxi me dépose à l’aéroport d’Orly trois heures en avance. C’est la première fois que je pars sur un circuit accompagné et comme c’est également la première fois que je m’apprête à fouler les terres de l’Amérique Centrale, je-ne-tiens-plus-en-place.

Une rapide escale à Madrid et me voici au dessus de l’océan Pacifique en route pour San José. A mon arrivée, alors que la soirée est déjà bien avancée, le contraste avec Paris est saisissant : envolés la grisaille et le froid, place à l’été ! Je range immédiatement le manteau et le petit pull et m’empare de mes lunettes de soleil.

J 1
21 février 2016

Le nord du Costa Rica

Costa Rica

Les premières journées du circuit nous emmènent à la découverte d’une nature incroyable, majestueuse et puissante. Je me retrouve les yeux ébahis face à l’immense lac de cratère bleu turquoise du volcan Poas. Lorsque j’arrive au niveau du mirador, il est parfaitement invisible, coincé sous une épaisse couche de nuages. Puis le vent balaie progressivement l’épais coussin blanc et laisse apparaître le lac acide, lové entre les parois du cratère. Le ballet du vent et des nuages continuera ainsi inlassablement, laissant tout le loisir à chacun de vivre le même spectacle. Nous nous baignons plus tard au cœur de bassins naturels d’eaux thermales en pleine nature. Nous croisons la route de colibris, de papillons de toutes les couleurs, de perroquets, de toucans, de serpents et de petits mammifères. Le Costa Rica ne se fait pas prier pour dévoiler son étonnante biodiversité.

Je suis interpellée par le niveau d’éco-conscience de ce pays. Rien ne traîne, les sentiers sont balisés pour protéger un maximum de la surface des parcs nationaux. D’ailleurs, tout ici ou presque est « parc national ». C’est fabuleux mais c’est parfois frustrant. J’aurais aimé remonter le rio celeste en défrichant à la machette la jungle sauvage et tomber par hasard sur la sublime cascade de ce rio… Nous nous sommes contentés de suivre le chemin dédié. Ceci dit, cela n’a rien changé à la beauté du lieu et à la magie de ce moment.

À mesure que nous nous enfonçons au cœur du Guanacaste, la nature se montre sous son plus beau jour. Le volcan Rincon de la Vieja et ses bains thermaux naturels et le volcan Arenal s’offrent à nous, à moitié endormis. Des chaudrons de boue dispersés ici et là dans le parc national du Rincon de la Vieja donnent l’impression d’un volcan qui ronfle. L’Arenal, quant à lui, semble nous observer au loin alors que l’on progresse sur les ponts suspendus du parc de ce géant de verdure.

J 5
25 février 2016

Le Sud du Nicaragua

Costa Rica Nicaragua

L’escapade chez les Ticos touche à sa fin. Avant de traverser la frontière vers le Nicaragua, nous faisons escale sur l’une des magnifiques plages du parc national Santa Rosa que nous atteignons en bateau après une virée en snorkeling.

Notre chauffeur costaricien nous laisse à l’approche du Nicaragua et passe le relai à celui qui sera désormais avec nous pour la suite du parcours. Le passage d’un pays à l’autre se fait sans transition. D’un côté, nous laissons un pays tout propre et bien rangé (en tout cas, le nord !) et de l’autre, une ambiance plus festive, un côté plus désordonné.

Arrivés la veille assez tardivement, nous découvrons aujourd’hui l’environnement dans lequel nous nous trouvons. Les chambres sont dispersées autour d’un patio fleuri, bourré de charme, où sont suspendus des hamacs de part et d’autre. Une véritable invitation à la détente. Nous prenons le petit-déjeuner (le fameux Gallo Pinto)  avant de nous diriger vers le port où nous allons prendre le ferry qui nous emmènera sur l’île d’Ometepe.

J 6
26 février 2016

l’Île d’Ometepe

Ometepe, Nicaragua Ometepe, Nicaragua

À l’approche des rives, je distingue les deux cônes parfaits des volcans Maderas et Concepcion qui caractérisent ce bout de terre posé sur le lac Cocibolca.

L’île d’Ometepe est un terrain de jeu pour les amoureux de points de vue. Depuis le sommet du volcan Maderas nous assistons au spectacle d’un coucher de soleil sur le volcan Concepcion. Nous visitons la canopée par les airs grâce à un parcours en tyrolienne installé dans le jardin des singes hurleurs. Un pur moment de bonheur. Les amateurs de randonnée sont servis aussi. Je suis encore novice dans le domaine et je réalise ma première marche avec un dénivelé positif de mille mètres en atteignant le mirador du volcan Concepcion : petite victoire ! Un vent de dingue balayait déjà le mirador, il était impossible d’envisager de gravir les quatre cent mètres supplémentaires pour atteindre le sommet. Nous découvrons également une grande douceur de vivre ici, les gens sont sympathiques et avenants. Nous avons même la chance de passer une nuit chez l’habitant, de discuter de tout et de rien, de jouer avec les enfants dans le jardin. Cette escapade sur l’île restera un joli souvenir.

J 8
28 février 2016

Continuation et fin du séjour au Nicaragua

Nicaragua Paris, France

 Nous poursuivons notre découverte du Nicaragua à San Juan del Sur. J’ai un réel coup de cœur pour cette ville de bord de mer. Je déambule entre les étals d’un marché alimentaire, discute un peu avec les commerçants et je goûte ici et là morceaux de mangue, banane ou encore sapote. Le marché de Granada, beaucoup plus grand, m’offrira à peu près la même expérience le tout au contact d’une foule plus importante, avec plus de couleurs et plus de senteurs. C’est vraiment ce que je préfère dans un voyage : la vie quotidienne des gens, prendre le pouls du pays.

La fin du parcours nous permet de nous essayer à un tas d’activités. Je me retrouve à cheval dans les sous-bois, en kayak au cœur de petites isletas, à vélo dans les rues de Granada... Nous avons même l’occasion, la nuit tombée sur une plage préservée, de mettre à la mer des bébés tortues tout juste sortis de leur œuf. En faisant cela de nuit, nous maximisons leurs chances de survie, leurs prédateurs habituels ne rôdant pas dans le coin à ce moment-là. J’ai l’impression de participer à quelque chose d’important à mon petit niveau. Un chouette moment !

Le Nicaragua est réellement étonnant. Je n’avais pas trop d’image de ce pays et je suis agréablement surprise par ce petit aperçu. Je reviendrai en Amérique Centrale, quinze jours auront suffit pour attiser ma curiosité et me donner envie de creuser un peu plus. Ah, le virus du voyage !

Retour
05 mars 2016
shoes

Commencez à taper et appuyez sur Enter pour rechercher