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Avé Césaria : le Cap-Vert by Nomade

juin 2018
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Carnet de voyage

Il y a peu, du Cap-Vert, je ne connaissais pas grand-chose. Le rhum, la position géographique (pas en Asie ni en Amérique, j'en étais certain…), et Césaria Evora. Point. La semaine qui s'annonce va, sans aucun doute, combler ce trou béant dans ma culture générale.

Départ
07 juin 2018

Tape m’en sept !

Toulouse, France Mindelo, Cap-Vert

A Toulouse, un samedi matin à 4h30 du mat', on ne trouve sur pieds que des jeunes imbibés qui sortent de boite, des employés d'Airbus qui finissent leur semaine, Albert Vidal, boulanger rue des Carmes, qui enfourne ses premières miches , et aujourd'hui, bibi, qui part pour le Cap-Vert.

Mon vol de la TAP décollant à 6h20, je claque un baiser furtif à la famille avant de fouler, avec une énergie dépassant l'entendement, le trottoir glacial de la rue Ella Maillart pour y chopper mon VTC. Je vous passe les détails, moins de 3 heures plus tard, me voici à Lisbonne prêt à accueillir ceux, en provenance de Panam & Bruxelles, avec qui je passerai les 7 prochains jours.

Ils sont sept à débarquer. Dans le lot, seules trois têtes me sont familières : Guillaume, l'ami des avions (sa grande passion) et du houblon (aussi), Candice partagée entre l'angoisse de ne plus voir sa fille pendant 1 semaine et la joie… de ne plus voir sa fille pendant 1 semaine (oui, complexe la Candice…), et Olivier, ancienne star de la pop reconvertit dans la production de voyages. Pourquoi pas après tout, hein…

A leurs côtés, je trouve Pauline, polyglotte français-anglais-espagnol-teckel-bichon (Pauline parle aux chiens. Si si…) et pleine de vie, Julien, bloggeur & voyageur avec un (très TRES) grand V, sorte de Tintin des temps moderne, sans chien ni pantalon de golf, Florent, ancien banquier-basketteur, aujourd'hui vidéaste, maitrisant le comique de répétition avec autant de facilité que son boitier Canon, et Joël, distributeur (à dose homéopathique) de vannes toujours bien senties, en provenance du plat pays. Bref, une sacrée belle brochette.

Il est 10h du matin passées. Guigui propose donc, assez logiquement, de tous faire connaissance autour d'un produit local typiquement portugais : la Super Bock (que j'identifierai dorénavant par SB, afin de limiter la longueur de ce texte…).

Deux heures, et quelques SB plus tard, nous embarquons à bord de notre Airbus. Vol sans encombre jusqu'à Mindelo…

J 1
08 juin 2018

Tud dret. Tud kool.

Mindelo, Cap-Vert

Mindelo. Une ville qui sonne comme un cocktail « Un Mojito, un Cosmo et deux Mindelos s'il vous plaît ! ». J'aime l'endroit avant même avoir passé le bureau des visas (Visa dont l'obtention marquera d'ailleurs notre première aventure sur ce trip. Une blague. Mais passons…).

Nous faisons, au sortir de l'aéroport, connaissance avec nos deux guides, Paulo et Ivan. Ils sont souriant, amicaux et parlent un français quasi parfait. Sur le chemin menant à notre hôtel, le binôme nous met immédiatement à l'aise. Et nous apprend nos premiers mots de créole – qui seront, on l'ignore encore, le véritable leitmotiv de ce séjour – Tud dret, que l'on pourrait traduire par Ca va dans le sens tranquille, relax, y a pas le feu au lac… A priori, on aura peut être chaud, on en chiera sans doute pendant les quelques randos prévues, mais une chose est sûre : niveau stress, ça devrait aller…

Un rhum !... Deux !

Plus un centimètre carré de libre. Une fois tous les mets placés sur l'imposante table autour de laquelle nous avons pris position, il ne reste plus la place de glisser une pièce de 2€. Y a un peu de tout, du local (poisson, igname, patate douce…), du moins local (frites, riz blanc…) et tout à l'air divin. L'ambiance est bon enfant. On se régale tout en se découvrant. Tranquillement.

Flo Tu sais Ivan, j'en ai mangé du poisson dans ma vie, hein. Mais du comme ça…
Guigui S'il vous plaît, un rhum !
Joël Deux ! 

Ok. Je commence à cerner les personnages. S'ajouteront à ça deux trois SB par-ci par là afin d'accompagner notre festin, puis une petite balade digestive dans un Mindelo en musique. L'occasion pour Candice d'échanger quelques pas de danse avec un monsieur plus vraiment sobre, mais franchement inoffensif pour le coup. Un pur moment de grâce… Et le mot est faible.

J 2
09 juin 2018

Santo Antão

Mindelo, Cap-Vert Tarrafal de Monte Trigo, Cap-Vert

C'est notre destination du jour. C'est même plus précisément dans le petit village de Tarrafal que nous devrions, ce soir, poser nos sacs.
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Après un petit dej local (et copieux) nous embarquons à bord du ferry qui, une heure et des poussières plus tard, nous fera fouler du pied Santo Antão. La mer est calme. Ca pionce, ça parle voyage, ça se passe sans histoire. A première vue (nos deux guides nous le confirmeront) Santo Antão est bien plus colorée que São Vincente. C'est d'autant plus vrai que nous sortons de la saison des pluies et que verte, l'île l'est plus qu'à n'importe quelle autre période de l'année.

Paulo et Ivan nous expliquent en détail le programme de la journée. Niveau marche ca devrait aller. En revanche, c'est en 4x4 que nous joindrons notre destination. Sur une route qui n'en a à priori que le nom, sur une partie du trajet du moins (d'où les 4x4).

La première partie s'effectue sur une sorte de route pavée (que l'on retrouvera sur quasiment toute l'ile) absolument magnifique. En fait, on nous explique que si le projet est en cours, il faudra encore quatre bonnes années pour terminer de relier Port Novo à Tarrafal. Et vue la complexité des travaux (les pierres sont posées à la main sous une chaleur qui dépasse l'entendement) et surtout la longueur du tronçon manquant, on comprend assez vite pourquoi.

Tarrafal, ça se mérite !

Après une superbe balade, ballottés dans tous les sens au milieu de paysages volcaniques quasi lunaires et vierges de tout, nous touchons enfin au but. Tarrafal est un village de pécheurs ou règne calme et sérénité. Le chef-lieu de la coolitude. Il flotte sur ces terres comme un air de bien être. Sans doute la difficulté d'accès contribue à donner à l'ensemble, un coté un peu magique et des allures d'oasis au milieu du désert. Mais il y a autre chose. Une atmosphère ici, que nous ne retrouverons nulle part ailleurs !

Repas copieux / SB. Nous nous posons dans un hôtel flambant neuf, goûtons l'eau de la piscine (très bonne, au demeurant) et partons pour la plage.

Une longue étendue sombre au pied d'une falaise, une eau chaude à souhait, et des silhouettes qui s'éclatent dans la lumière du soir : rien ne manque à un tableau déjà idyllique. Candice se film avec la GoPro, Ivan fait des pirouettes dans l'eau, Pauline fait la planche. L'ami Julien quant à lui, part de son côté tailler le bout de gras et tirer le portrait à d'amicaux résidents de l'île et valider une impression grandissante : le cap-verdien est accueillant !

La soirée autour de (puis dans) la piscine, en mode SB/plats locaux sonnera le glas de cette première journée bien remplie !

Step by step jusqu’à Curral das Vacas

Tarrafal de Monte Trigo, Cap-Vert Estrada para Chã de Pedras, Cap-Vert

Aujourd'hui, on va marcher. Au petit dej', les chaussures à crampons brillent encore comme des souliers d'écolier. Le petit groupe est remonté comme une horloge, à l'heure de prendre place dans les pick-up, direction Campo Redondo, point de départ de notre balade. Et alors que mon Guigui entame de lever le bras pour commander une SB, Ivan nous fait signe qu'il est l'heure de partir. Bien tenté Guigui !

Premier constat une fois sur place : nous sommes immédiatement conforté quant au choix de la saison pour découvrir le pays. Le panorama qui s'offre à nous, outre ses qualités esthétiques évidentes (c'est beau mais nous n'avons encore rien vu...) fait honneur au blase de notre terre d'accueil : le Cap-Vert, c'est vert. Aucun doute la dessus.

On entame notre marche, les yeux equarquillés. L'intarrissable Paulo, toujours disponible, nous fait partager ses connaissances du terrain, au fur et à mesure de notre avancée. On croise à plusieurs reprises, des habitants du coin et leurs mules, plus à l'aise en tongues sur ce sentier accidenté, que nous et nos grosses godasses. Cherchez l'erreur… Chaque crête cache un panorama encore plus fou. On se sent minuscule au milieu de cette immensité.

L'arrivéé à Curral est un des spots de la journée. Le long escalier tortueux qui nous y emmène, fruit du labeur des esclaves du temps des colons portugais, est déjà costaud à descendre. Alors à construire... On savoure malgré tout, reposant nos genoux de temps à autre pour prendre quelques photos et observer le paysage.

Destination Antero

Après un repas local (et sa SB de rigueur) chez Chiquinha, nous reprenons la route, direction Chã Pedras. Trajet pépère, marqué par deux pauses : la première dans un village, histoire de déguster fromage et rhum made in Cap-Vert (ça décrasse), la seconde aux abords du cratère de Cova (ça envoi). L'arrivée chez notre hôte Antero se fait de nuit, après une petite session 4x4 à la lumière des phares, plutôt amusante. L'accueil est, une fois de plus, au top. L'homme nous sort le repas des grands soirs.

Flo Tu sais Antero, j'en ai savouré des repas dans ma vie, hein. Mais des comme ça…
Olivier Vous auriez du rhum s'il vous plais ?
Joël Deux !

Le rhum sera arrangé, ce coup-ci. Antero nous honorera même de quelques bouteilles de sa réserve personnelle. On ne s'en tiendra qu'à un verre ou deux, car la nuit risque d'être courte. Et demain, nous rechaussons les crampons !

J 3
10 juin 2018

The road to Joana

Estrada para Chã de Pedras, Cap-Vert Chã de Igreja, Cap-Vert

Réveil tranquille

Quand j'émerge, Julien, levé aux aurores, a déjà rempli trois cartes mémoires avec les portraits de chacun des habitants de notre village. J'en ai croisé des mordus de photos… mais des comme lui… Après un petit dej' toujours aussi copieux, nous partons, tous ensemble cette fois-ci, pour un petit tour du proprio. Nous découvrons cet environnement que la nuit nous avait empêché d'apprécier lors de notre arrivée. La vallée dans laquelle on se trouve est en fait, comme suspendue entre deux versants abrupts. Nous l'observons minutes après minute, se faire manger par le soleil, tout en saluant les habitants croisant notre chemin. Un réveil en douceur, avant d'entamer notre seconde randonnée.

On nous la présente comme une figure locale. L'immanquable de tout bon randonneur à la conquête de Santo Antão. Joana est un must. Et on ne va pas être déçu.

Après un court trajet jusqu'à Boca de Ambas, nous attaquons la rando du jour : des paysages encore plus verts que ceux de la veille, avec toujours, en toile de fond, des pics rocheux à perte de vue. La brume de chaleur à laquelle nous avons droit aujourd'hui, n'enlève rien à la beauté du spectacle, bien au contraire. Elle nous rappelle en revanche que le soleil cogne dur. Même s'il parait difficile de ne plus y penser… Chaque col que nous passons, est une petite victoire. On s'y pose quelques minutes, on profite de l'air qui y circule, puis on reprend notre route.

C'est par petits groupes que nous arrivons finalement chez Joana. C'est tout sourire qu'elle nous accueille un à un, par une accolade pour le moins chaleureuse. L'endroit est cosy. Le repas copieux. La SB fraiche comme jamais. Il y a même de la musique… Notre Eldorado en somme. Et nous réalisons pourquoi Joana jouit de cette image aussi positive : bon sang quel pied !

C'est la mort dans l'âme, le cœur (et le ventre) lourd, que nous lui disons au revoir. Même si, à bien y réfléchir, le programme du soir n'a pas l'air vilain. Loin s'en faut.

C'est bon Chã !

Nous atteignons Chã de Igreja alors que le soleil est encore haut dans le ciel. Largement le temps de pousser (en voiture) jusqu'à Cruzinhas, petite village de pécheurs perdu au bout du monde, et de s'accorder une séquence baignade sur une plage de sable noir à quelques pas de là. L'endroit est désert, encaissé entre deux falaises. Le pied est total. Candice se film avec la GoPro, Ivan fait des pirouettes dans l'eau, Pauline fait la planche, rien de neuf sous le soleil.

De retour à Chã de Igreja, nous nous retrouvons sur la place centrale, à la terrasse de la buvette, pour un petit débrief de la journée. Derrière le bar, la jeune femme supposée nous servir est absolument sublime :

Flo Tu sais Paulo, je… vais prendre un rhum. Double !
Joël Deux !
Guigui Trois !
Olivier Quatre !

Une petite heure plus tard, et après que Paulo et la serveuse nous aient gratifié d'une démonstration de kizomba (la danse locale) d'anthologie, nous regagnons nos pénates.

Ce soir, nous ne dormons pas à l'hôtel, non. Mais sur l'hôtel. A la belle étoile. Pas satisfait d'en prendre plein les yeux le jour, on joue les prolongations la nuit. Et celle-ci sera claire. Pas un nuage dans le ciel, et plus d'étoiles qu'à la géode. Magique, simplement.

J 4
11 juin 2018

Vue sur mer

Chã de Igreja, Cap-Vert Pedracin Village, Boca de Coruja, Cap-Vert

On nous l'annonce : la rando d'aujourd'hui sera un peu plus costaud que les autres. Même pas peur. Comme d'habitude, on se met en condition avec un bon petit déj' avant d'attaquer. On perd tout de même 5 bonnes minutes à tenter d'arracher Pauline d'une conversation avec un chiot de race non-identifiée. Marrant.

La première partie de la balade nous fait emprunter un sentier taillé dans la montagne le long de la côte. La vue est splendide (pour changer). En contrebas, alors que de lourdes vagues s'écrasent sur les rochers, on distingue ça et la d'énormes tortues faire surface l'espace de quelques secondes avant de disparaitre à nouveau. C'est la saison, nous dit-on. Pas de difficulté particulière ce matin, si ce n'est cet ultime coup de cul avant d'atteindre Formiguinhas, théâtre de notre traditionnelle pause dej'.

Sonia est un peu la Joana version littoral. Même accueil, même chaleur humaine. Son établissement, propose, outre une vue incroyable sur l'océan, des plats délicieux accompagnés, et c'est une première, non pas de SB. Mais de Strela. Ce qui ne semble contrarier personne.

Côte à côte

Nous reprenons notre route après une petite sieste bercée par le bruit des vagues. La chaleur est écrasante, et avec le bouquet final (c'est ainsi que nous l'a vendu Paulo) qui nous attend avant d'arriver à Fontainhas, je me prépare à en chier. Tout bonnement.

Le sentier est superbe. On profite encore un peu de la côte avant de rentrer dans les terres. Et d'en attaquer une autre… de côte. Il s'agit en fait d'un long chemin en lacets à la pente, il est vrai, assez prononcée. Notre motivation ? Découvrir le panorama qui nous attend là-haut.

Ça se passe finalement pas si mal. On monte chacun à notre rythme, doublés de temps en temps par des gosses en sandales qui courent, jouent au ballon ou vont à cloche pied, là où nous crachons nos trippes. L'habitude sans doute. On va dire ça hein…

Au sommet, même cérémonial : on profite de l'air frais, on se pose à l'ombre et on profite de la vue imprenable sur Ponta Do Sol. C'est superbe.

Rendez-vous à la fontaine !

Sauf que celle-ci n'est pas à St Michel, et accessible uniquement à pieds. Fontainhas (petites fontaines) est un village charmant, accroché à la montagne. Il apparait au milieu d'un écrin de verdure au détour d'un virage. La sécheresse ici : connait-pas. C'est aussi le lieu de résidence des parents de notre guide Paulo. Sa mère nous accueillera d'ailleurs, avec du café et de quoi nous caler le bide jusqu'au soir. Sympa.

Les plus courageux reprennent la route à pied. Les feignasses finissent en mini-van, la petite poignée de kilomètres nous séparant de Ponta Do Sol. Anecdote amusante : Ivan qui passe un coup de fil pour s'assurer qu'aucune voiture ne monte dans l'autre sens. Car la route est si étroite qu'il est impossible d'y faire s'y croiser deux véhicules.

Après l'effort

La soirée s'annonce très chouette. L'ultime trajet de la journée nous amène à Pedracinn, dans un hôtel magnifique doté d'une terrasse avec vue sur la vallée, d'une piscine immense, et de plusieurs petits bungalows indépendants avec tout le confort à l'intérieur. Et cerise sur le gâteau, d'une salle aménagée spécialement… pour les massages. Une heure chacun. Odeur d'encens sur un fond de musique zen. On est aux anges en y rentrant. En sortant, on plane carrément.

On termine tous la journée autour d'une table pleine de victuailles, comme dans un album d'Astérix. Y avait de la SB. Je crois. Je ne sais même plus si Flo a fait sa blague « J'en ai reçu des massages dans ma vie… ». Cette heure m'a totalement achevé. Et le dessert à peine englouti : extinction des feux pour tout le monde.

J 5
12 juin 2018

Qu’elle est verte ma vallée

Pedracin Village, Boca de Coruja, Cap-Vert Mindelo, Cap-Vert

Notre balade du jour se fera au cœur d'une végétation luxuriante. La vallée de Paùl est à l'image d'une bonne partie des paysages que nous avons pu observer jusqu'à présent : verdoyante. Phénomène nouveau : la rivière que nous longeons sur plusieurs kilomètres nous fait profiter d'une fraicheur à laquelle nous n'étions pas habitués. Nous sautons de rocher en rocher comme des gamins de 10 ans jusqu'à la pause dej', dans le petit village de Chã Manuel Dos Santos. Un repas aux petits oignons, avec Honorine à la baguette. Un délice.

L'heure du retour vers São Vicente approche à grand pas. Ivan et Paulo nous informent qu'il nous reste un peu de temps avant de chopper notre ferry, pour nous familiariser avec l'artisanat local :

Paulo Si vous êtes d'accord, on peut passer vite fait à la rhumerie…
Joël Deux !

Artisanale, cette rhumerie l'est totalement. Chacun y fait ses petites emplettes. Guigui s'essaye quant à lui, à la manipulation de l'imposant pressoir, dressé devant nous. Un grand moment.

Retour à Mindelo

Notre ferry pointe finalement le bout de sa coque, et on ne se fait pas prier pour y embarquer, direction le pont principal. Lorsqu'il appareille, je somnole déjà, des images plein la tête. Il y a du vert, des sourires, des falaises, du rhum, de la bière avec l'océan en toile de fond. Candice danse le kizomba avec Ivan, Pauline fait la planche avec une tortue. Guigui commande une SB… Quand Paulo me réveil, le bateau est déjà à quai à Santo Antão !

Le retour à Mindelo a un goût de déjà-vu. Nous n'y avons passé que quelques heures mais cette ville nous semble familière. Une fois nos sacs déposés à l'hôtel, Paulo et Ivan nous font découvrir Mindelo by night, coté plage cette fois-ci. Le front de mer est vraiment très plaisant. Nous trinquons à la SB, à la santé de nos deux guides, avant de partager un bon repas au son d'une musique plus vraiment cap-verdienne pour le coup. Mais qu'importe… 

La nuit est déjà bien entamée quand nous rentrons à l'hôtel. Mais la journée de demain ne devrait, à priori, pas trop tirer sur les jambes…

J 6
13 juin 2018

La tournée des plages

Mindelo, Cap-Vert

Tout est dans le titre. Nous quittons Mindelo en milieu de matinée pour une tournée à base de sable fin et d'eau translucide. Des plages, nous en écumons une bonne demi-douzaine : Tupim, Praia Carga, São Pedro, Flamengo, Baia das Gatas, Salamansa… Des spots paradisiaques, parfois bien cachés et totalement désertiques pour certain, que chacun de nous apprécie à leurs justes valeurs. On tape le ballon, on saute dans les vagues. Candice se film avec la GoPro, Ivan fait des pirouettes dans l'eau, Pauline fait la planche. C'est qu'on a ses petites habitudes, l'air de rien…

Une journée sous le soleil, avec comme seule interruption, notre (désormais sacrée) pause déjeuné. Pas de Joana, ni de Sonia, ni de Honorine, pour égayer encore un peu plus le paysage. Mais un sacré panard malgré tout. Dans de telles conditions, difficile de trouver grand-chose à redire…

Notre soirée à Mindelo aura des airs de la veille. Après un divin repas en grandes pompes (et en musique) en compagnie de Kathy (partenaire de Nomade au Cap-Vert), nous reprenons le chemin de la plage. La ville est dans une animation perpétuelle. De la musique partout, ça danse, ça fait la fête, ça se baigne à la lumière de la lune. Et ça dure jusqu'à tôt le matin.

J 7
14 juin 2018

Mindelo by day

Mindelo, Cap-Vert

C'est un peu con à dire, mais nous n'avons jusqu'ici, pas encore prit le temps de découvrir Mindelo… de jour. Et dixit nos guides, c'est bien dommage. Nous quittons donc (et de manière définitive puisque notre avion décolle ce soir) notre hôtel alors que la matinée est déjà bien entamée, pour une petite rando urbaine, histoire de boucler la boucle.

Le marché, d'abord. Un bâtiment flambant neuf, avec des stands tirés au cordeau, et des légumes dont je découvre pour certain, la simple existence sur notre planète. Des couleurs, et beaucoup d'animation. Un peu plus loin, le marché aux poissons, sous cette chaleur torride, nous procurera les mêmes sensations, l'odeur en plus.

Petit pays, je t'aime beaucoup

La Martinique a Aimé Césaire. Le Nouvelle Calédonie, Jean-Marie Tjibaou. Au Cap-Vert, LA figure locale est sans conteste Césaria Evora. Si on ne compte plus les références à cette grande dame aux quatre coins de l'archipel, elle a également son musée, au cœur de Mindelo. Nous faisons donc d'avantage connaissance avec la diva, sa vie, son œuvre et ses plus grands succès, avant de prendre la route pour l'aéroport… Césaria Evora. Evidemment.

Epilogue

Mindelo, Cap-Vert Toulouse, France

C'était chouette. Nous sommes tous alignés dans la salle du terminal, le regard un peu vide. Nous venons d'immortaliser notre aventure via un cliché d'anthologie, sortie tout droit du boitier de Flo (qui « en a vue des photos de groupes… ») et de saluer Kathy, Ivan et Paulo qui ont bien assuré pendant cette semaine haute en couleurs. L'instant est à la nostalgie et à la tristesse, aussi, de sentir pointer la fin de cette belle aventure. Demain, nos routes se sépareront : Paris, Bruxelles, Toulouse, Lyon, Rennes…

Olivier Tirez pas la tronche. On finira bien par se recroiser ! 
Candice Mais oui, tous les chemins mènent à Rome…
Joël Deux !

Retour
17 juin 2018
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