Dans Coups de cœur, Inspirations

2021, c’est plié. Sans trop de regrets a priori. Place à 2022, l’année de tous les possibles (nous, on y croit dur comme fer !). Et qui dit « possibles » dit « voyages »… Voici donc notre très subjectif Top 10 des destinations 2022 : de l’exclusif, de l’immanquable, de l’exotique, du culturel sans oublier pour chaque pays ou région du monde, les sites incontournables comme ceux plus confidentiels. Bon voyage !

Randonneurs au Népal © Glebstock / stock.adobe.com

LÉGENDAIRE !

Les drapeaux à prière multicolores claquent dans le vent, les mantras et Namasté fusent. Les trekkeurs du monde entier exultent. Ça y est, le Népal est à nouveau accessible après une trop longue absence. On peut à nouveau partir en trek, apercevoir les yaks paissant au soleil, admirer les sommets mythiques de l’Himalaya et flâner dans les ruelles de Katmandou.

À voir / à faire absolument

La vallée de Katmandou. Mecque des marcheurs, la plus immanquable des vallées vaut à elle-seule le voyage. Dans ses ruelles tentaculaires, on découvre, non sans émotion, de multiples trésors tels : Durbar Square, cœur historique de la ville classé à l’Unesco ; le stupa bouddhiste de Bodnath, l’un des plus grands et visités au monde ; ou encore le temple Pashupatinath, haut lieu de pèlerinage hindouiste. À 1h de là, Bhaktapur et Patan, anciennes cités royales newar nous plongent dans une atmosphère millénaire avec leurs minuscules échoppes d’artisanat, brocanteurs, orfèvres, peintres de tangka et temple aux 1000 bouddhas. Un spectacle permanent !
L’Annapurna. Il faut au moins une fois dans sa vie en avoir fait le tour. Ce massif déroule des panoramas fous qui évoluent au fil de l’altitude : rizières, bananeraies, forêts de bambou, déserts, villages perdus (Ghyaru et Ngawa), et une vue de dingue sur des sommets culminant à près de 6 000 m (Pisang Peak, Chulu East). Le must des sentiers himalayens !
Le Manaslu. Un peu moins fréquentée que l’Annapurna, cette « montagne de l’esprit », huitième géant au monde, n’en demeure pas moins exceptionnelle. Sa région mystérieuse est façonnée de vallées encaissées et escarpées, de puissantes rivières et de glaciers impressionnants, de monastères tibétains et de villages gurungs où le temps semble s’être figé.

Pour aller plus loin…

Le Mustang. Longtemps interdit aux étrangers, ce « morceau » de Tibet au Népal situé au-delà de la barrière himalayenne, occupe la haute Kali Gandaki, antique voie caravanière entre les solitudes désolées du plateau tibétain, les collines du Népal et les plaines de l’Inde. Habité par les Lobas, ce royaume témoigne, pour un temps encore, de la culture bouddhiste tibétaine encore bien préservée de l’influence chinoise. Son environnement à la géologie exceptionnelle (grottes, gorges, canyons, rivières…) offre un trek magnifique et accessible.  
Les forêts de l’ouest du Népal. Entre les premiers contreforts de l’Himalaya et la chaîne du Mahabharata, au cœur de la jungle, vivent les Raute, une communauté endogame itinérante de 150 personnes. Princes d’hier, vagabonds fuyant les servitudes, ces hommes cultivent savamment l’ambiguïté sur leurs origines et traditions. Leur style de vie est basé sur la chasse, la collecte de fruits et de végétaux, le troc et la vente aux villageois d’objet en bois qu’ils fabriquent. Guidés par Nathalie Lamoureux, journaliste-auteure, et Pasang Nuru Sherpa, 13 fois summiter de l’Éverest, on part à la rencontre de cette ethnie fascinante avant d’observer les animaux sauvages du parc national de Bardia (tigres du Bengale, éléphants, derniers rhinocéros d’Asie).
Les vallées secrètes de Naar et Phu. Cette région du bout du monde, ouverte récemment aux randonneurs, est encore très peu visitée. Territoire de nomades tibétains et éleveurs de yacks déplaçant leurs troupeaux en été lors d’une grande transhumance, ses paysages sont splendides : végétation subtropicale, rizières, forêts, déserts, villages accrochés aux falaises… le tout couronné par d’imposants massifs (col Khangla à 5 320 m, Kang Guru à 7 010 m, Pokarkang à 6 265 m).

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Péruviens et leur lama dans la Vallée sacrée – Région de Cusco © filipefrazao / fotolia.com

GRANDIOSE !

Mystérieuses cités d’or berceau des Incas, lac immense, majestueuses cordillères, royaume des condors et des lamas, population accueillante… qu’on soit sportif, plutôt randos tranquilles en famille, ou aventure taillée sur mesure, le Temple du Soleil ne laissera personne indifférent en 2022 !

À voir / à faire absolument

Arequipa, la blanche. Ville coloniale qui doit sa couleur à la roche volcanique qui compose ses somptueuses casonas bourgeoises, cette agréable cité est à ne pas louper. De la Plaza de Armas, jalonnée de palmiers et fontaines, à l’imposante cathédrale néoclassique en passant par l’église de la Compañia de Jésus ou le couvent Santa Catalina avec ses maisons colorées et ses patios fleuris, il flâne dans ses ruelles un doux air d’Andalousie.
Le canyon del Colca. C’est l’un des plus profonds au monde ! Le parcourir à pied permet d’en admirer toutes ses beautés : volcans au toupet blanc et glaciers (Hualca-Hualca, Sabancaya, Ampato), cultures en terrasses et cols vertigineux, steppes parsemées de vigognes et les vestiges d’Uyu Uyu, ancienne capitale pré-inca du Colca.  
Le lac Titicaca. Situé sur l’Altiplano à 3 812 m d’altitude (le plus haut au monde), c’est une merveille ! Sur ses eaux d’un bleu profond, sur lesquelles flottent les Uros, d’étonnants îlots construits en totora (roseaux et plantes aquatiques), il abrite les îles Amantani et Taquilé réputées pour leurs ruines vouées à la Pachamama, leurs belles andenes (cultures en terrasses), leur fabrication de tissus colorés et leurs fortes traditions ancestrales.
La Vallée sacrée. Berceau de la civilisation inca, cette vallée regorge de trésors tels Cuzco, le « Nombril du Monde » avec ses marchés bigarrés, les salines de Maras aux teintes orangées et dorées, ou encore les greniers d’Ollantaytambo, véritable prouesse technique agrippés aux falaises. Au bout de cette voie royale, le fascinant Machu Picchu émerge avec splendeur de la forêt tropicale du haut de son éperon rocheux. Et si l’on souhaite voir sa petite sœur cachée, il faut rallier, moyennant un trek difficile, la cordillère voisine de Vilcabamba où se trouve Choquequirao, une citadelle noyée dans la végétation, dernier bastion des fils du Soleil face à l’oppression espagnole.

Pour aller plus loin…

Les cités secrètes de Chan Chan et Kuélap. Au nord du pays, ces deux sites archéologiques invitent les voyageurs à la conquête d’un Pérou méconnu. Le premier sur la côte Pacifique, fut la capitale de la culture Chimú (environ 1000-1470 ap. J.-C.) et regroupe 10 superbes grands palais en terre crue. Le second, siège des Chachapoyas, le « peuple des nuages », fut édifié vers 500 ap. J.-C. en haut d’une montagne et protégé par une grande muraille.
Vinicunca. Au cœur de la cordillère des Andes, cette montagne, sans doute l’une des plus belles du Pérou, ne passe pas inaperçue ! Façonnée par l’accumulation de sédiments depuis des siècles (soufre, fer, cuivre), elle forme un arc-en-ciel géologique aux couleurs vives et quasi… mystique. Jugée à 5 000 m, son ascension est réservée aux personnes ayant une très bonne condition physique.
La cordillère Blanche. C’est dans le parc national du Huascarán, classé par l’Unesco, que se cache cette merveilleuse chaîne montagneuse tropicale la plus élevée au monde. Sanctuaire pour les trekkeurs chevronnés, on y trouve une trentaine de sommets enneigés s’élevant au-delà de 6 000 m dont le fameux Huascarán et sa magnifique laguna 69, la montagne mythique de Huantsan et le mystérieux site de Chavín de Huantar, l’un des plus importants centres de pèlerinage du monde andin. Rien que ça !
L’Amazonie péruvienne. Bien moins connue que celle brésilienne, la forêt amazonienne s’étend aussi à l’est du Pérou, non loin de la Bolivie, du côté de Puerto Maldonado, du lac Apu Victor et de l’île aux Singes. Exubérante et marécageuse, elle s’explore en pirogue ou à pied, avec un guide spécialisé, et regorge d’animaux : caïmans, singes maquisapa et cappuccino, aras, toucans, cormorans, tortues et avec un peu de chance, le jaguar !

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Sela de Mocha – Santo Antão – Cap-Vert © Olivier Charmes

INDÉMODABLE !

Valeur sûre par excellence, le Cap-Vert est à l’aventure ce que la lampe Pipistrello est au design : un indémodable ! Avec son florilège d’îles métissées, « au vent » et « sous le vent », toutes plus belles que les autres, on a de multiples possibilités, en petit groupe ou au volant de son propre 4×4, pour découvrir cette destination…

À voir / à faire absolument

Santo Antão. Étape obligatoire pour un premier voyage au Cap-Vert, cette splendide île volcanique expose, d’est en ouest, des décors féériques. Vallées verdoyantes (Saint-Paul), pics majestueux comme le Tope de Coroa, villages et cultures en terrasses, falaises et mer azur… les randonnées et treks (avec nuits chez l’habitant) seront mémorables !
Tarrafal. Sur l’île de Santiago, ce petit village de pêcheurs avec sa plage de sable blond aux eaux turquoise est bourré de charme. On y va surtout pour se reposer et se baigner en fin de voyage.
Fogo. Avec son plateau Chá das Caldeiras, situé à 1 800 m d’altitude, cette île séduira tous ceux qui souhaitent expérimenter la marche sur un volcan encore actif : le Pico Fogo. Entre les fumerolles, les champs étincelants de cendres noires, les tunnels de lave et les vignes, l’ascension est magistrale et la vue sur la caldeira incroyable !
Mindelo. Cœur battant du Cap-Vert et fief de la grande diva Cesária Évora, la principale ville de São Vicente est une ode à la joie, aux couleurs et à la musique. On flâne parmi ses marchés aux étals colorés, le long de ses maisons coloniales, autour de la place Amilcar Cabral, au rythme de la morna et des danses locales…

Pour aller plus loin…

La vallée de Fajã. Sur l’île de Saô Nicolau, la plus isolée de l’archipel nord et petite sœur de Santo Antão, cette vallée luxuriante vaut vraiment le détour. Accessible par des chemins pavés et quelques lacets traversant un canyon, cette terre fertile, où se niche le joli village de Faja de Baixo, accueille des cultures abondantes et bien irriguées comme de nombreux oiseaux.
Brava. Surnommée « l’île aux fleurs » grâce à son microclimat humide, c’est la plus petite des îles du Cap-Vert. Très peu desservie en bateau depuis Fogo, c’est aussi l’une des plus préservées et sauvages. En parcourant ses 64 km², on peut y admirer cultures de manguier et cannes à sucre, charmants villages perchés, ports tranquilles, petites baies et bien sûr… des fleurs !

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Aurores boréales dans la région de Tromsø – Norvège © jamenpercy/fotolia.com

IRRÉSISTIBLE !

Adoubée cette année par le Lonely Planet (qui l’a aussi classée dans sa liste des pays à découvrir en 2022), la Norvège est une destination de choix pour qui veut se familiariser avec le « frilutsliv », l’art de se connecter à la nature et à des paysages qui font, sans doute, partie des plus purs de la planète.

À voir / à faire absolument

– Jolies maisons colorées de Bryggen à Bergen à contempler du haut du mont Fløyen, splendide cathédrale baroque et gothique à Stavanger, architecture Art Nouveau à Ålesund cerclée par les montagnes du Sunnmøre, ou capitale très verte d’Oslo à sillonner à vélo… ces cités très singulières baignant dans de superbes fjords possèdent un charme fou. Principales portes d’entrée et de sortie du pays, on passe immanquablement dans leurs centres-villes lorsqu’on souhaite visiter le sud de la Norvège. Et ça tombe bien !
La région des fjords. Située au sud du pays, elle n’est qu’une succession de merveilles naturelles aux dimensions impressionnantes. Plateforme de Prekeistolen, rocher de Kjerag et Trolltunga aux vues vertigineuses, vallée des cascades mirobolantes, magnifiques méandres de Geirangerfjord, Sognefjord et Nordfjord, ou encore Jostedal, le plus grand glacier d’Europe… promettent, à coup sûr, de fabuleuses randonnées.
Les Lofoten. Impossible d’avoir manqué leurs clichés quand on parle de la Norvège. Ces îles se distinguent par leurs pitons rocheux, leurs eaux émeraude et surtout leurs rorbuer, ces petites cabanes de pêcheurs sur pilotis, rouge vif, dans lesquelles on peut d’ailleurs dormir. Cet archipel digne des plus belles cartes postales, lové tout au nord du pays, se découvre aisément à pied, en kayak, ou à bord du mythique Express côtier…

Pour aller plus loin…

La Laponie norvégienne. Aux confins de la Norvège, cette contrée est un condensé de tout ce que l’univers arctique peut offrir. On y trouve bien sûr des fjords et des villes à l’image de Tromsø, cette « Paris du Nord », point de départ des grandes expéditions polaires. Mais aussi, toundra et taïga peuplées de rennes, les majestueuses Alpes de Lyngen et le canyon d’Alta, l’un des plus grands d’Europe, aux très vieilles peintures rupestres classées à l’Unesco. Au bout du bout de cette terre striée d’aurores boréales, l’île de Magerøya et… le Cap Nord, ultime rempart à l’océan glacial arctique !
Le Spitzberg. À moins de 1000 km du pôle Nord, entre le 76e et le 81e parallèle, flotte la plus grande île de l’archipel du Svalbard. Loin de tout, en kayak, pendant l’été arctique, on peut ici frôler des icebergs, observer phoques barbus et ours polaires, bivouaquer sous une lumière incomparable face aux immenses glaciers grondants (Sveabreen, Wahlenberg, Borebreen…).

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Train cheminant à travers des plantations – Sri Lanka © BlueOrange Studio / stock.adobe.com

SENSATIONNEL !

Culture ou nature ? Le Sri Lanka est un mix des deux ! Destination prisée de l’Asie du Sud-Est, le Ceylan ravira aussi bien les marcheurs invétérés que les adeptes du bouddhisme, d’histoire et de rencontres.

À voir / à faire absolument

La cité de Polonnaruwa. Au cœur du fameux Triangle culturel, ce trésor archéologique, classé à l’Unesco, fut l’ancien siège du pouvoir des rois cinghalais et la capitale du Sri Lanka du XIe au XIIIe siècle. La parcourir à vélo permet d’en contempler, dans son intégralité, tous ses vestiges, recouverts par endroit entièrement de mousse, dont d’immenses statues de Bouddha taillées dans la pierre.
Sigirîya ou rocher du lion. Inscrit lui-aussi au patrimoine mondial, ce monument naturel, façonné par la main de l’Homme en palais-forteresse, est une vraie prouesse technique. Haut de 370 m, on y accède par un escalier construit à flanc de montagne de 1860 marches. Son ascension, tout particulièrement appréciée par les enfants, se solde par une vue à couper le souffle sur la jungle !
Kandy. La fascinante capitale religieuse du Sri Lanka bouillonne de vie. On y passe pour faire un tour dans son marché animé, pour assister le soir à un spectacle de danses traditionnelles, et surtout pour visiter le Temple de la Dent du Bouddha qui vibre, trois fois par jour, au son des tambours lors des cérémonies.
Uda Walawe et Mirissa. Si le premier lieu, érigé en parc national, est réputé pour ses safaris en jeep et sa multitude d’animaux à observer (oiseaux, crocodiles, cerfs tachetés, buffles et éléphants sauvages), le second est idéal pour se détendre en fin de voyage : lézarder sur ses plages, faire du snorkeling avec les tortues, et voir baleines et dauphins lors d’une sortie en bateau (de janvier à avril).

Pour aller plus loin…

Ratkinda Oya. Ce petit village perdu situé au centre du Sri Lanka est le point de départ parfait pour une randonnée pédestre ou à VTT dans les Knuckles Mountain Range. Rizières, champs de thé et de cardamome, forêts épaisses (qui concentrent 34% des arbres et herbes endémiques du pays), et cascades resplendissantes composent ces collines enturbannées de brume et de nuages. Complètement hors sentiers battus !
Nuwara Eliya. Refuge préféré des colons britanniques aux siècles derniers, cette ancienne ville coloniale, installée au sud de Kandy, est surnommée « La Petite Angleterre ». Entourée de plantations de thé et de chutes d’eau, on se balade bien volontiers dans ses ruelles et marchés en croisant écoliers en uniforme et joueurs de criquet. So british !
L’Adam’s peak. Du haut de ses 2 243 m, c’est le point culminant du pays, et un des lieux de pèlerinage les plus importants. Les bons marcheurs iront gravir, avant le lever du soleil, ses 5300 marches jusqu’au sommet où, selon la légende, un dieu ou un homme aurait posé le pied sur Terre. Une ascension sportive et sacrée !
Horton Plains. Ce parc national de 3000 ha perché à 2 200 m d’altitude est un peu le château d’eau du Sri Lanka. Il réunit de multiples écosystèmes : forêts, cascades (Baker’s Fall), montagnes découpées, plaines verdoyantes, plantations de thé et animaux sauvages (comme les cerfs). Balades aux panoramas splendides !

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Éléphant dans le parc national de Liwonde – Malawi © Laetitia Ferreira / Nomade Aventure

SAUVAGE !

Namibie, Botswana, Zimbabwe… choix cornélien ! Résultat : c’est l’Afrique australe dans son ensemble que nous recommandons chaudement pour 2022. Brièvement retirée de la liste des régions accessibles l’an passé, elle y a vite fait son retour tant elle demeure sûre… et peu peuplée. Une profusion de parcs naturels et d’animaux sauvages, des spots incroyables à découvrir en petit groupe avec un guide-pisteur ou au volant de son propre 4×4 (avec tente sur le toit) : c’est l’aventure, la vraie !

À voir / à faire absolument

En Namibie : elle peut se targuer de concentrer une kyrielle de parcs et biotopes complétement différents. Une aubaine pour varier les safaris ! Dans le parc national d’Etosha, on observe presque tous les animaux de la savane (114 espèces de mammifères et 340 espèces d’oiseaux) regroupés autour des points d’eau éclairés la nuit. Sur la côte houleuse de Swakopmund, ce sont les otaries à fourrure par millier qui se donnent en spectacle. Sur les dunes du Namib ou dans l’immense brousse du Kalahari, on peut apercevoir oryx, springboks, autruches et petits rongeurs.
Au Botswana : la concentration d’animaux et le peu d’infrastructures en font une destination unique et bien préservée pour des safaris en toute intimité. Ainsi, on parcourt en mokoro (pirogue locale) et à pied le delta de l’Okavango sous une nuée d’oiseaux. Dans la réserve de Moremi, juste à côté, couvrant à la fois marécages et régions arides, on peut espérer voir le Big Five (lion, léopard, éléphant, rhinocéros, buffle). Tandis que dans le vaste parc national de Chobe, on assiste à de grands rassemblements d’éléphants.
Au Zimbabwe : impossible de manquer, en fin de voyage, les monumentales chutes Victoria. Ici, le fleuve Zambèze s’engouffre tumultueusement dans les gorges de basalte générant une brume visible à des kilomètres à la ronde. Il s’agit du plus grand rideau d’eau au monde autour duquel s’épanouit, là-aussi, une riche faune et flore. Le must pour encore plus d’émotions : les survoler en hélico !

Pour aller plus loin…

En Namibie : le nord-ouest du pays rescelle de paysages plus insolites tels : le Damaraland avec ses montagnes tabulaires de grès rouge aux arches impressionnantes (Brandberg, Spitzkoppe) et ses gravures rupestres millénaires (Twyfelfontein) ; ou encore le Kaokoveld,terre des Himbas rarement visitée où vivent les derniers rhinocéros noirs d’Afrique et les fameux éléphants et lions du désert.
En Zambie : de jour comme de nuit, en bivouac sur une île sauvage, en canoë sur le légendaire Zambèze, en bateau sur le lac Kariba ou dans les marais de Bangweulu, en 4×4 dans les parcs de South Luangwa et Lower Zambezi, ou bien lors de la migration des chauves-souris à Kasanka…cette destination peu fréquentée est un véritable éden pour tous ceux qui souhaitent vivre des expériences de safari originales.
Au Malawi : dernier-né chez Nomade, ce petit pays niché entre la Zambie et le Mozambique est encore bien préservé du tourisme de masse. Outre le parc national de Liwonde, la référence en ornithologie, et l’ascension du mont Mulanje, il réserve de belles rencontres dans les villages de pêcheurs et de superbes baignades avec masque et tuba sur le lac Malawi.

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Le lac Moraine dans le parc national de Banff – Canada © aquamarine4 / stock.adobe.com

LIBÉRATEUR !

Nom d’un caribou ! Et si on partait dans le Grand Nord Blanc en 2022 ? Des grands espaces et des parcs naturels à foison, des road trips en van trépidants comme de belles aventures collectives au plus près de la nature, ça sent bon l’évasion et la liberté !

À voir / à faire absolument

– Voici un combo citadin à ne pas manquer lors d’un voyage au Canada ! Toronto, la première, n’a rien à envier aux métropoles américaines avec ses gratte-ciels et ses spectaculaires chutes du Niagara aux portes de la ville. Ottawa, la seconde, est la capitale du Canada, où se trouvent le siège du Parlement et des lieux culturels intéressants (musée des beaux-arts, musée canadien de l’histoire…). Côté francophone, Montréal mêle savamment ruelles pittoresques (Vieux-Montréal), modernité et nature (parc du Mont-Royal). Enfin, Québec, la « Vieille Capitale », conserve précieusement un très beau quartier fortifié.
Les parc nationaux québécois. Difficile de faire un choix tant ils sont nombreux et plein de splendeurs. Parmi tant d’autres, on retiendra ceux à l’est du Québec : la Mauricie avec sa succession de ruisseaux en cascade et les chutes Waber abordables en canoë ; les Grands-Jardins et ses points de vue exceptionnels au mont du Lac des Cygnes ; le Fjord du Saguenay aux falaises monumentales et rivages à explorer en kayak ou à raquette ; la Gaspésie, haut lieu de la randonnée pédestre avec ses flore arctique-alpine et toundra.
Les Rocheuses. C’est l’une des plus belles chaînes de montagne au monde, inscrite à l’Unesco qui concentre une ribambelle de parcs naturels tels Banff et Jasper à la faune abondante. De canyons en forêts de pin, de cascades en lacs turquoise, de sommets enneigés en glaciers, les panoramas sont ici époustouflants et les (héli-)treks mémorables. Ça donne envie de crier « Wapiti ! ».

Pour aller plus loin…

Le Yukon. Welcome Into the Wild ! Ce territoire sauvage et isolé, aux fortes traditions ancestrales, marquées par les chercheurs d’or, est un peu le Graal de tout bon aventurier qui se respecte. Au volant d’un 4×4 avec tente sur le toit, on s’y exile sans problème et l’on découvre un univers grandiose fait de parcs naturels somptueux (Kluane, Tombstone), de montagnes théâtrales, de lacs miroitants, d’animaux (ours grizzly, loups, caribous, orignaux).
D’Haïda Guaïi à Sgang Gwaay. Cet archipel, qui baigne dans l’océan Pacifique au large de la Colombie-Britannique, fut la terre de la nation Haïda. En voilier, dans le sillage de ces amérindiens, on parcourt tranquillement son dédale de canaux et de détroits, croisant baleines à bosse et orques, jusqu’à la plus grande concentration de totems d’Amérique du Nord.

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Plage près de Dili – Timor Oriental © gaborbasch / stock.adobe.com

EXCLUSIF !

Le Timor oriental ? Mais c’est où ? Plutôt méconnue (c’est un euphémisme), cette moitié d’île, ancienne colonie portugaise qui fêtera cette année le 20e anniversaire de son indépendance, est localisée au nord-ouest de l’Australie entre l’Indonésie et la Papouasie. Elle recèle bien des trésors… on y va (en exclusivité) ?

À voir / à faire absolument

Les monts Tata Maiau et Ramelau. Cette chaîne de collines occupant le centre de l’île offre de ses cimes un bel aperçu des paysages timorais. Après avoir grimpé des sentiers abrupts, véritables chemins de pèlerinage pour les locaux, on gagne une maison traditionnelle au sommet pour un lever de soleil des plus magiques sur la végétation tropicale !
Atauro et Jaco. Rejoignables en bateau-taxi et bateau de pêche, ces îles sont un petit paradis pour les plongeurs tant elles regorgent de plages aux eaux turquoise, de fonds marins et de coraux aussi flamboyants les uns que les autres. L’occasion aussi de rencontrer les pêcheurs du coin.
Le parc national Nino Konis Santana. Premier et unique parc naturel du Timor-Leste, créé en 2007, il s’étend jusqu’à l’île de Jaco à l’extrême est du pays. Sa partie terrestre relie trois zones ornithologiques de première importance : Lore, Monte Paitchau et le lac Iralalara. C’est donc Thespot pour y apercevoir tout plein de drôles d’oiseaux rares tels que le Cacatoès soufré, le Carpophage cendrillon, le Padda de Timor ou le Colombar unicolore…
Dili. Point d’arrivée et de départ incontournable, la capitale est le creuset culturel et historique du pays avec son église portugaise (Motael), sa statue géante du Cristo Rei aux allures brésiliennes, son musée de la Résistance, ou encore son petit marché d’artisanat local (Tais Market) qui permet de « goûter » à l’accueil des Timorais.

Pour aller plus loin…

Les grottes Lene Hara et lli Kere-Kere. Avec leurs remarquables peintures rupestres datant de plus de 10 000 ans, ces deux cavités sont la preuve irréfutable de la présence des humains sur l’île depuis des millénaires… 
Postu. Pas très loin du village de Same, se trouvent ici les ruines d’une ancienne base coloniale portugaise et un charmant marché local.
Ainaro. En 5h à 6h de marche, on plonge dans cette partie de l’île dans un Timor sauvage et brut, passant devant de vieilles fermes en terrasses, traversant des villages reculés et la sublime vallée de Nunamogue, lieu de batailles historiques.
Le lac Seloi. C’est un réel plaisir que de randonner autour de ses rives jusqu’au village d’Aileu. On y aperçoit des maisons sacrées, des rizières et des fermes à café. Un havre de paix !

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Vallée d’Al Ula – Arabie saoudite © Thamim / stock.adobe.com

NOUVEAU !

Ça vient de sortir : en 2022, l’Arabie saoudite est désormais ouverte au tourisme international ! Et ce n’est pas pour nous déplaire. Immenses étendues dunaires, déserts de roche, canyons somptueux, forêts luxuriantes, villages cachés, sites antiques vieux de plusieurs milliers d’années et inscrits au patrimoine mondial… cette destination confidentielle en a sous le caillou !

À voir / à faire absolument

Al’-Ula. Situé au nord-ouest du pays, ce désert morcelé de canyons et de roches aux formes surnaturelles (tel le rocher de l’éléphant, un monolithe de 52 m de haut) est aussi un véritable musée à ciel ouvert. Il cache en son sein la cité nabatéenne d’Hégra, jumelle de Pétra classée à l’Unesco, avec ses 111 tombes gravées dans le grès, héritage d’une civilisation vieille de 7 000 ans. Un chef d’œuvre !     
Le Wadi Al Disah. Ce grand canyon au mille palmeraies et papyrus est niché dans l’une des plus belles réserves naturelles du royaume. Flanquée de tours de gré rouge qui s’élèvent telles des sentinelles au-dessus de la végétation, cette oasis luxuriante est particulièrement magique à l’heure bleue, ce moment de la journée où les derniers rayons du soleil miroitent dans ses eaux.
Le quartier d’Al Balad à Djeddah. La vieille ville de la capitale (l’une des plus belles du Moyen-Orient inscrite à l’Unesco) est plein de vie et d’âme. À la fin du voyage, il ne faut absolument pas manquer de déambuler dans les ruelles animées de son souk qui fleure bon l’encens et les épices, ou entre ses superbes maisons de marchands édifiées sur plusieurs étages en pierre de corail et bois noble « roshan ». 

Pour aller plus loin…

La région du Hedja. Dans un pays caractérisé par ses déserts, cette contrée montre à voir un tout autre décor. Dominée par les monts Sarawat à 2 500 m d’altitude, elle présente de pittoresques villages cachés dans la brume (Al Bahah, Dhi-Ei, Sheba), des forts et tours, des forêts luxuriantes, des cultures en terrasses, et des routes sinueuses où errent les babouins…
Le désert de Bajda. Surnommé le Wadi Rum saoudien, ce désert au nord de l’Arabie est composé de hautes dunes parcourues par les dromadaires et de pitons de grès aux multiples formes et couleurs. Il réserve de belles randonnées entre sables, canyons et wadis ainsi que des nuits sous la voie lactée inoubliables. 
Le sentier Abu Oud. Ce chemin s’enfonçant au cœur d’une nature vierge de tout visiteur est jonché de gravures rupestres représentant des autruches. Le suivre promet ainsi une belle plongée dans près de 7 000 ans d’histoire.

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Lac de l’Oronaye et col de Roburent – Ubaye – France © alessandrogiam / stock.adobe.com

INCONTOURNABLE !

Et si toutefois, on souhaite se la jouer à domicile, il existe une valeur refuge… une destination que beaucoup rêvent de (re-)découvrir un jour : notre douce France ! À pied, à raquette, avec un âne, en mode détente, à bord d’un van aménagé, en petit groupe, en famille ou entre amis… on ne s’en lasse jamais !

À voir / à faire absolument

Le Mont-Blanc. Pour tous les trekkeurs, faire le tour de ce massif, c’est un peu toucher au graal. Traversant la France, l’Italie, la Suisse et sept vallées, l’itinéraire balisé permet de se frotter au toit de l’Europe sans trop d’efforts tout en admirant des paysages de haute montagne spectaculaires : glaciers, vastes pâturages fleuris, refuges chaleureux, bouquetins, marmottes…
Les Pyrénées. Deuxième chaîne de montagnes les plus hautes de France, elles recèlent de splendeurs. Parmi les plus célèbres, on retiendra le pic du Midi de Bigorre culminant à 2 876 m, le cirque de Gavarnie, amphithéâtre minéral gigantesque et la réserve naturelle du Néouvielle avec ses forêts de pins à crochets et innombrables lacs. À apprécier, sans modération, été comme hiver !
La Bretagne. Sillonné d’un bout à l’autre par le sentier des douaniers (GR34), son littoral est parsemé d’îles sauvages (Bréhat, Groix, Belle-Île, Glénan), de baies et de golfes superbes (côte de Granit Rose, Quiberon, Morbihan) et de ports charmants. En kayak, en voilier, à pied ou en van, entre terre et mer, il y a 1000 façons de visiter cette belle région. 
La Provence. Des grandioses calanques de Cassis aux eaux turquoise des gorges du Verdon, en passant par la jolie campagne du Lubéron ou encore le mythique pont du Gard, le Sud de la France préserve des sites naturels d’une grande beauté où les traditions sont encore bien vivaces.  
La Corse. Sa réputation – qui tient surtout à ses plages et criques paradisiaques (Scandola, Porto Vecchio, Bonifacio), ses habitants au caractère bien trempé, sa charcuterie savoureuse et son ardu GR20 qui achemine les randonneurs jusqu’aux aiguilles de Bavella – n’est plus à faire !

Pour aller plus loin…

Le Massif central. Pas toujours évident de situer ses contours sur une carte, ce beau coin de France dissimule des espaces sauvages d’une rare tranquillité : volcans d’Auvergne, forêts des Cévennes, landes vertes et burons bucoliques de l’Aubrac, grottes et causses du Larzac, monts d’Ardèche… On va là-bas avant tout pour se ressourcer !
Les Causses du Quercy. Blotti entre la Dordogne, l’Auvergne et l’Aveyron, ce parc naturel accessible en van ou à pied est un terrain de jeux fabuleux. On évolue entre des villages emplis d’histoire (Rocamadour, Cahors, Cardaillac, Marcilhac…), des falaises éblouissantes ornées de grottes, et des combes fleuries. En prime, la dégustation de mets succulents chez les producteurs locaux : armagnac, foie gras, fromages locaux, croustades…     
Le Pays cathare. Mêlant patrimoine et nature, cette région qui s’étend du Pays d’Oc aux plaines de Corbières jusqu’au Pays de Sault, fut le témoin d’un passé digne des plus grandes sagas historiques. Le long du GR367 qui la traverse, les châteaux d’exception s’y succèdent (Quéribus, Peyrepertuse, Puilaurens, Puivert, Montségur), les vignobles et coteaux défilent, les gorges et forêts captivent. En fil rouge, une tranche de notre histoire méconnue !

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