Dans Coups de cœur, Inspirations

3, 2, 1… Bonne année ! Ça y’est, on est passés de l’autre côté de la barrière : 2021 est enfin arrivée. Et on n’a qu’une seule envie : faire table rase du passé, laisser derrière soi ces mois chaotiques et repartir du bon pied. Oui, oui c’est possible… mais en France comme à des milliers de kilomètres, les habitudes prises ces derniers temps – ces chers gestes barrières – sont encore et toujours applicables … ou détournables. Voici un résumé, en mode voyage, des 5 bonnes résolutions qu’on s’engage à tenir (pour de vrai !). Et vous ?

1/ On porte le masque…de plongée

Îlot dans les Seychelles © Andre/stock.adobe.com

… pour sauter la tête la première dans le grand bain 2021 et s’immerger dans les eaux chaudes des plus belles îles tropicales de la planète. Que ce soit lors d’un cabotage polynésien ou seychellois, à bord d’un catamaran, on largue les amarres et on oublie tout. En Polynésie, les atolls et lagons bleu turquoise nous font tourner la tête, tout comme le cocktail d’activités : à Bora Bora, kayak, exploration des fonds marins avec poissons multicolores, requins de récif et raies Manta (inoffensifs), ainsi qu’un barbecue tahitien sur un motu privé ; à Moorea, safari en 4×4 sur la route des ananas et dégustation de produits locaux dans un fare (habitation traditionnelle) ; à Raiatea, visite de marae (site sacré et politique) et de fermes perlières… on entend déjà le ukulélé sonner. Même principe aux Seychelles : on cabote d’île en île. Mahé, Praslin, La Digue, Cousin et Curieuse nous ouvrent les portes du paradis avec leurs monolithes de granit rose, mer cristalline, tortues géantes, forêts endémiques et coco-fesses. Puis, on enfile, en famille, les Rando et Mayotte bain sur l’île hippocampe. On y découvre une myriade d’animaux et d’activités : snorkeling autour d’un îlot sauvage, observation (en toute discrétion) de la ponte des tortues marines, bateau pour s’approcher des dauphins et baleines, randos avec les makis entre bambous, bananiers et lac de cratère. À Cuba, pas de risque de boire la tasse avec un bon Tuba Libre : un cocktail sans bulles et sur mesure composé des plus beaux spots de plongée de l’île (baie des Cochons, playa Jibacoa, Guanahacabibes…) et d’incursions sur la terre ferme à La Havane, Trinidad et la région verdoyante de Viñales. En Guadeloupe, l’archipel papillon, l’ambiance Caraïbe est aussi en vigueur comme le port du masque (et des palmes, le cas échéant). On butine de Basse-Terre à Grande-Terre jusqu’aux Saintes, de cascades en jungles et montagnes aux plages de sable noir et blanc. Sans aucun doute, LE bon geste barrière (de corail) à adopter !

2/ On respecte la distanciation physique…

Glacier de Skaftafellsjökull dans le parc national de Skaftafell – Islande © schame87/stock.adobe.com

Garder ses distances, facile à dire… et, facile à faire dans des contrées où la densité de population ne dépasse pas les 3,5 habitants au km². C’est le cas au Groenland au cœur du Scoresby Sund, le plus vaste système de fjords au monde. En compagnie d’un grand spécialiste des régions polaires, on pénètre, en voilier, kayak ou à pied, ces terres vierges où la calotte glaciaire, les immenses icebergs, et les ours blancs règnent en maître. En Mongolie aussi, du désert de Gobi au Khangaï, il n’y a pas foule. Tout au plus, quelques biquettes, chameaux, yaks, chevaux, et même dinosaures ainsi que des nomades, yourtes et temples colorés que l’on rencontre en filant en véhicule tout terrain à travers les steppes et dunes. En Australie, sur l’Explorer’s Way sous les étoiles, au volant de son propre 4×4, on avale les distances en traversant l’Outback et le bush. Les seules âmes qui vivent sont celles des aborigènes qui peuplent (encore) ces immensités depuis des millénaires et des kangourous qui sautent de façon intempestive sur la piste, au-dessus des barrières. Dingo ! En Namibie, lors d’une balade australe, on prend du recul facilement tant les espaces sont démesurés et désolés. On croise finalement peu d’Hommes sur notre route (à part les Himbas) : une multitude d’animaux de la savane dans le parc d’Etosha, des zèbres, lions et éléphants du désert dans le Damaraland, des otaries à Cape Cross, et du sable ocre et des gros cailloux dans le Namib. En Islande, au sud-ouest de la terre de feu et de glace, ça ne se bouscule pas trop non plus au portillon. On y découvre avec Stéphane Dugast (membre de la Société des Explorateurs Français) les sites les plus sauvages de l’île qui ont inspiré les récits d’aventure de Jules Verne, Jean-Baptiste Charcot ou encore Pierre Loti. On se sent loin de tout… et de tout le monde ! Et c’est très bien comme ça.

3/ On limite ses contacts à 6 personnes max

Désert du Wadi Rum en Jordanie © Elena Paskaleva / Nomade Aventure

Le 6 est, sans conteste, LE chiffre à la mode en ce début d’année 2021. On était bien 6 autour de la bûche glacée, n’est-ce-pas ? Et si on prolongeait cette ambiance intimiste et conviviale en partant voyager en petit groupe de 6. Pour aller voir les merveilles de la Jordanie par exemple. De la superbe cité nabatéenne de Pétra ou de l’envoûtante Madaba au désert du Wadi Rum en passant par la mer Morte, il y a de quoi se forger de beaux souvenirs et lier, autour d’un bon feu de camp, des amitiés durables. En Sibérie, à la rencontre des derniers nomades de Yamal, c’est plus simple, en formant un tout petit groupe, de s’intégrer chez les Nenets (et de se réchauffer !). En pleine toundra arctique, près des montagnes de l’Oural, on partage avec eux leur quotidien dans un camp d’hiver, en participant aux fêtes locales et à la transhumance des rennes. À la fin du voyage, on a presque le sentiment d’appartenir à leur famille. En Bretagne, en mer d’Iroise ou en Alaska, autour des îles Aléoutiennes, à bord d’un voilier d’expédition, on forme à 6 un sacré équipage. Sous la houlette du capitaine, chacun a son rôle bien défini : à l’approche d’une crique ou d’un petit port isolé, l’un tient la barre (et le vent), tandis que l’autre cargue les voiles ou embraque un cordage, le troisième s’apprête à jeter l’ancre, le quatrième fait la plonge, le cinquième dort avant de prendre son quart… tout ça en profitant d’une biodiversité et de paysages sauvages exceptionnels. Lors d’une immersion à Saint-Louis, au Sénégal, l’atmosphère est tout aussi chaleureuse : nuits chez l’habitant, atelier de cuisine, pêche avec un local sur l’île de N’gor, pirogue dans la réserve ornithologique du Djoudj… En petit comité, les échanges sont encore plus riches en émotions et les rencontres inoubliables. Et en voyages sur mesure, la jauge est souvent encore plus réduite de… 2 personnes, voire 3 ou 4 si on part en famille.

4/ On privilégie le télétravan

Télétravail en van © zephyr_p/stock.adobe.com

Très vivement recommandée à tous ceux qui souhaitent se payer une bonne tranche d’aventure tout en restant joignables, et qui aiment garder un œil sur leurs e-mails, y compris en voyage, l’option télétravan plaît aux aficionados de road trip connecté, aux baroudeurs bosseurs, aux explorateurs de l’Excel. Une belle façon d’allier l’utile à l’agréable et de se sentir un peu en vacances même au travail ou… de les prolonger. Ainsi, elle offre, à bord du van aménagé, tout le matos nécessaire, de la connexion wifi jusqu’à l’imprimante, pour travailler sereinement (et de façon ponctuelle). Des plages des Landes au parc du Quercy, des bords de Loire ornés des plus beaux châteaux au monde, en passant par le pays des Bigoudens sur les côtes bretonnes, c’est l’occasion parfaite de (re-)découvrir la France sous un nouveau jour. Entre deux appels sur WhatsApp ou Teams, on arrête le van au bord d’une route et on part marcher sur le sentier des douaniers (GR34), visiter le château d’Amboise, siroter un bon verre de vin de Touraine et se balader sur la Loire en canoë, escalader la dune du Pilat ou encore s’initier au surf du côté de Biscarosse… Sans oublier les rencontres avec des producteurs bio (caves à vin, fromage, vergers, marais salants, etc.), les repas dans de bons petits restos, et les nuits en camping sauvage sur des spots vraiment sympas. Hors de son domicile, dans l’habitacle du van, l’espace-temps est différent. Entre deux étapes, on bosse un peu moins mais beaucoup mieux. Et tous ces paysages inspirants traversés influent sur notre créativité et notre humeur. De quoi être plus détendu au boulot et rendre jaloux tous nos collègues. Plus besoin d’afficher en visioconférence des fonds d’écran bidons. Alors, en route pour la plus connectée des déconnexions !

5/ On aère les pièces…

Camping en France © Creative Nature/stock.adobe.com

Ici, il ne s’agit pas d’ouvrir les fenêtres toutes les 15 minutes, mais bel et bien… de les supprimer. La découverte des grands espaces, ponctuée de nuits en bivouac, sous tente ou carrément à la belle étoile, c’est la solution radicale pour prendre l’air au sens propre comme au figuré. Et qui dit « Air pur », dit « Altitude » ! En faisant le tour du Mont-Blanc, dans les Alpes françaises, suisses et italiennes, on prend de la hauteur. Et les sentiers, les moins fréquentés du massif, sur lesquels on s’aventure… sont grandioses. Alpages fleuris, pics et glaciers, cols et vallées complètent les vues magiques sur le plus grand sommet d’Europe occidentale. Côté logistique, pas de sac lourd à porter (les mules s’en chargent), on retrouve nos affaires chaque soir au campement. Au Pérou, sur les cordillère Blanche & montagne arc-en-ciel, le trek se veut encore plus aérien, l’oxygène plus rare mais le voyage vivifiant. Des lagunes et cimes enneigées à la montagne de Vinicunca aux sept couleurs, en passant par l’incontournable Machu Picchu, on atteint presque le septième ciel (du moins les 5 000 m d’altitude). Et les nuits sous tente (bien qu’un peu fraîches) au milieu de ces étendues sauvages, constituent des souvenirs incroyables. Plus « terre à terre », le continent africain ! Lors d’un road trip en 4×4, on sillonne la Namibie sous les étoiles, du Namib au parc d’Etosha jusqu’à l’immense canyon de Fish River. On s’arrête pour dormir là où on veut, quand bon nous semble (campings sauvages, écocamps, écolodges) et en un tour de main, la tente sur le toit est installée. Au Maroc, on cède à l’appel du Sahara. De la vallée du Drâa parsemée de kasbahs, ksours, palmeraies, on enjambe les barrières rocheuses des regs pour rejoindre les dunes envoûtantes et chantantes du plus grand désert au monde. Le soir, près des chameaux et du feu de camp, on s’endort sous la voie lactée, sur un tapis (volant) de sable encore chaud. De vrais nomades, ça en a tout l’air !

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