Dans Coups de cœur, Inspirations

Plus que jamais, on a besoin de s’évader, de se détendre et de rire, de rêver, de voyager… C’est pourquoi, en bons chasseurs de pépites, nous sommes allés fouiller dans notre cabinet de curiosités. Et nous avons fait de belles trouvailles : des recoins naturels insoupçonnés ou perdus, des cités étranges construites par la main de l’Homme, des espèces animales improbables… Des bizarreries à ne pas piquer des vers qui marquent autant l’esprit que les mirettes. Guidés par notre curiosité insatiable, on vous dévoile notre TOP20 des merveilles cachées en France et dans le monde. Vous avez dit bizarre ?

Les curiosités naturelles et géologiques

En France…

1- Les orgues d’Ille-sur-Têt dans les Pyrénées-Orientales

Il y a comme un petit air de ressemblance avec la vallée de l’Amour en Cappadoce en Turquie, n’est-ce pas ? Situé à une trentaine de minutes de Perpignan et classé site protégé, cet amphithéâtre minéral a de quoi surprendre. De superbes « cheminées de fée » d’une dizaine de mètres de hauteur couronnées d’un amas de galets sont érigées au cœur d’une nature verdoyante. Il s’agit en fait de formations en sable et argile façonnées par l’érosion depuis 4 millions d’années. Perdez-vous sur les sentiers aménagés en labyrinthe et amusez-vous à deviner des formes d’animaux ou des visages sculptés dans la roche. Au coucher du soleil, le spectacle est encore plus saisissant. Le joyau se pare de ses plus belles couleurs : orange, ocre, rose… avec en toile de fond les Pyrénées. Vous êtes sur une autre planète !
Où les trouver ?

2- La Veules en Haute-Normandie

C’est le plus petit fleuve de France avec ses 1149 m de long. Prenant sa source dans les champs de cresson en Seine-Maritime, il serpente le village pittoresque de Veules-les-Roses datant du IV ͤ siècle, l’un des plus vieux villages du Pays de Caux. Dissimulé sous un parking depuis la fin de la seconde guerre mondiale, ce fleuve aux allures de ruisseau traverse désormais un jardin paysager avant de se jeter en cascade dans la mer au pied des falaises. La balade le long de ses rives est très agréable et permet d’apprécier l’architecture vernaculaire du bourg. Chaumières normandes, maisons de pêcheurs, lavoirs, pucheux et cressonnières, abreuvoir où les bêtes buvaient autrefois… Le parcours passe même par les Champs Elysées, un petit chemin étroit avec son sous-bois et ses moulins (dont deux encore en activité). Ici, la vie est vraiment un petit fleuve tranquille…
Où la trouver ?

La Veules à Veules-les-Roses © Tommy Larey/stock.adobe.com

3- Le trou de Bozouls dans l’Aveyron

400 m de diamètre, 100 m de profondeur : le canyon de Bozouls donne le vertige ! Ce cirque naturel en forme de fer à cheval a été creusé dans le calcaire du Causse Comtal. Au fil des millénaires, l’érosion des eaux du Dourdou, qui s’écoule modestement à ses pieds, a fait son œuvre. Classé « espace naturel sensible » (ENS), ce site unique abrite des habitats naturels, une faune et une flore remarquables. Au fond du précipice, des sentiers pédagogiques et passerelles en bois ont été aménagés. À arpenter en toute saison, ils vous offrent de très beaux points de vue sur les gorges et la cascade, le « Gourg d’enfer ». Vous y croiserez peut-être des ânes et des chèvres qui entretiennent les pâturages. Levez la tête, sur l’imposant éperon rocheux, trônent fièrement le vieux village médiéval et son église où se dressait jadis un château du IX ͤ  siècle. Tout autour du gouffre et sur le plateau, des maisons ont pris leurs quartiers. Il n’y a plus qu’à attendre l’arrivée du dragon…
Où le trouver ?

4- Le désert de Platé en Haute-Savoie

Des pistes de ski aux plages des Bahamas, il n’y a qu’un pas… Ce plateau calcaire, le plus grand lapiaz d’Europe (2000 hectares), prend place dans le massif des Fiz, entouré par les vallées du Giffre et de l’Arve. Difficile d’imaginer qu’ici, il y a plusieurs millions d’années, une mer chaude recouvrait l’endroit. Puis, la glaciation est arrivée avec ses glaciers, sa neige, son gel et ses eaux de fonte sculptant un paysage lunaire. Les bouquetins, chamois, aigles royaux et autres espèces rares remplacent aujourd’hui les mollusques, coquillages, oursins et dents de requin fossilisés dans la pierre. Pour y arriver, deux accès : le plus facile par le téléphérique des Grandes Platières du domaine skiable de Flaine ou une randonnée de 4h du parking de Praz Coûtant (907 m de dénivelé positif). En haut, le face à face avec les cimes enneigées du Mont-Blanc est magique !
Où le trouver ?

Dans le monde…

5- La cathédrale de Marbre en Patagonie

Cet étonnant édifice naturel, classé monument national, se trouve sur le lac General Carrera au Chili, le deuxième plus grand lac d’Amérique du Sud. Au pied de la cordillère des Andes, cette ancienne falaise en marbre a été sculptée par les vents et les eaux froides et turquoise du lac apparu il y a 15 000 ans. On y arrive après une balade en bateau d’environ 30 minutes depuis Puerto Río Tranquilo, un petit village perdu de Patagonie. Là, vous découvrez un enchevêtrement de grottes et de cavités portées par des piliers érodés et de toutes les couleurs : rose, rouge, brun et bleu. S’y reflètent les eaux cristallines du lac chargées en microparticules issues du limon glaciaire. En sortant de la cathédrale, adonnez-vous à la paréidolie en imaginant dans les rochers des têtes d’animaux (tortue, chien…). Il existe même une chapelle de marbre consacrée par l’Église catholique où sont célébrés les mariages. C’est sûr, ce lieu ne vous laissera pas de marbre !
Où la trouver ?

La cathédrale de marbre sur le lac General Carrera au Chili © reisegraf/stock.adobe.com

6- La piscine du Diable aux Chutes Victoria

Devil’s Pool, ce nom vous fait frémir et il y a de quoi… Il s’agit de la piscine la plus dangereuse au monde située entre le Zimbabwe et la Zambie. Perché à près de 103 m de hauteur, ce petit bassin encadré par quelques pierres vous promet un plongeon inoubliable au-dessus des remous fracassants des chutes Victoria. La meilleure période pour y aller ? D’août à novembre lorsque le débit des eaux est le plus bas. Il vous faudra passer par l’île de Livingstone, côté Zambie, pour y accéder (entrée payante) accompagnés par des guides locaux (obligatoire et vital… oui le diable est dans les détails !). Rassurez-vous, on peut toujours (et sans risques) admirer les chutes par le sentier pédestre le long de la gorge ou le must vues du ciel en hélico. Notre safari animalier Zambie d’ailleurs y passe aussi… Allez, à l’eau !
Où la trouver ?

Devil’s Pool aux chutes Victoria © Amandine Desforges

7- La structure de Richat en Mauritanie

Surnommé l’œil de l’Afrique, le dôme de Richat (Guelb er Richât en arabe) est une structure géologique qui s’étend dans le désert du Sahara en Mauritanie, près de Ouadâne. Point de repère incontournable pour les astronautes en orbite, cette dépression circulaire est composée de 3 anneaux de 40 m de hauteur faisant jusqu’à 40 km de large. L’origine de cette brèche fut pendant longtemps une énigme : impact d’une météorite, foudre d’un orage… La plus probable est sans doute une colonne de magma qui a soulevé, il y a 100 millions d’années, ces couches calcaires et karstiques. L’érosion a ensuite provoqué un affaissement de ce volcan laissant apparaître de gigantesques formes concentriques. Le résultat est tout simplement incroyable. Un site qui tape dans l’œil ! Où la trouver ?

8- La forêt submergée du lac Kaindy au Kazakhstan

Ce mystérieux lac turquoise de 400 m de long et 30 m de profondeur se situe dans la partie kazakhe des montagnes Tian. En 1911, un violent séisme provoqua un glissement de terrain créant un barrage naturel qui captura les eaux de pluie et celles de la rivière Kaindy, immergeant les épicéas. On vous y emmène dans notre Odyssée kazakhe entre dunes et canyons. Une randonnée guidée à la lisière de cette étendue d’eau vous permet ainsi d’admirer les troncs et leurs épines encore très bien conservés par les eaux glaciales du lac. Certains les comparent même à des lances d’une armée invisible ou à des mâts de navires naufragés. La plongée avec bouteille parmi les branches de cette forêt fantôme est renversante. Découvrir le lac Kaindy en vidéo.
Où la trouver ?

Le lac Kaindy au Kazakhstan © Alexey Kuznetsov/stock.adobe.com

9- Le massif de Matarombeo sur l’île Sulawesi en Indonésie

Ce monde perdu se trouve au sud-est de l’île de Sulawesi aux confins de l’Indonésie. Ce labyrinthe de lianes et de canyons mesure 60 km de long et 20 km de large. Constitué de forêts primaires presque totalement inexplorées, il abrite une biodiversité incroyable et des espèces animales endémiques comme l’anoa, le plus petit bovidé au monde ou l’hydrosaurus, un lézard à la jolie crête dont le nom et l’aspect évoquent les dinosaures. On y trouve également de superbes grottes qui recèlent de peintures rupestres, de céramiques et figurines sculptées. Pour découvrir ce massif réputé impénétrable, rien de mieux que d’être accompagné par un grand explorateur comme Evrard Wendenbaum. Lors du voyage d’exception Sulawesi : l’expé !, muni d’un packraft, tantôt à pied, tantôt sur l’eau, vous pénétrerez cette jungle épaisse et sauvage, là où l’empreinte de l’Homme est quasi absente. Jurassic Park grandeur nature !
Où le trouver ?

10- La grotte de Hang Son Doong au Vietnam

Imaginez une caverne si immense qu’elle peut abriter un immeuble de 40 étages, qu’elle est traversée par sa propre rivière souterraine et qu’elle héberge sa propre jungle. Vous ne rêvez pas, cet endroit est bien réel. Cette grotte, la plus grande et la plus profonde au monde, se trouve au cœur du parc national de Phong Nha Ke Bang, au centre du Vietnam. Explorée seulement en 2009, cette vieille dame âgée de plus de 3 millions d’années aurait été creusée par la rivière Rao Thuong qui forma, au fil du temps, un immense tunnel de 9 km de long. Dans ses entrailles : des salles gigantesques, des stalagmites de 80 m de haut et des fossiles vieux de plusieurs milliers d’années. Pour visiter cette merveille classée au patrimoine de l’Unesco et ouverte au public seulement depuis 2014, il faut prendre son mal en patience. Seuls 225 touristes par an ont le privilège d’y pénétrer lors d’une expédition de 5 jours avec grimpette, spéléologie et bivouacs souterrains. Un vrai voyage au centre de la Terre !
Où la trouver ?

Les curiosités culturelles et archéologiques

11- Le musée phallologique islandais à Reykjavík

Dans la famille des musées complètement insolites, celui-ci sort vraiment du lot. Au cœur de la capitale islandaise, il réunit depuis 1997 les organes génitaux des mammifères du monde, à commencer par celui de l’Homme (un seul exemplaire), en passant par ceux énormes des cétacés jusqu’à l’invisible appendice des elfes. Soit un curieux cabinet de 300 objets et 217 verges. Si le sujet peut prêter à sourire, il s’agit d’une vraie science, la phallologie, qui a pour ambition d’étudier le phallus d’une façon systématique et scientifique, autrement dit en long, en large et en travers ! Quoiqu’il en soit, la visite du musée est une bonne entrée en matière avant de découvrir les volcans, les geysers et les sources chaudes d’Islande. Dans le même style, existe un musée du vagin à Londres… mais ça c’est une autre histoire…
Où le trouver ?

Le musée phallologique islandais et ses phallus de cétacés © The Icelandic Phallological Museum

12- Les villages engloutis : Mediano en Espagne et Curon Venosta en Italie

Ces deux villages ont connu à peu près le même sort. Celui de Mediano en Aragon fut englouti en 1973, comme quatre autres villages de la vallée, suite à la construction du barrage hydroélectrique El Grado. Quant à celui de Curon Venosta, dans le Trentin-Haut-Adige, il fut rasé en 1950 et reconstruit à proximité après l’édification d’un grand barrage et l’unification des lacs Resia et Curon. Les habitants ont du quitter de force leurs maisons et leurs terres. Aujourd’hui, seuls subsistent au-dessus des eaux les deux clochers des églises. À Curon Venosta, en hiver, vous pouvez marcher sur le lac gelé jusqu’à la tour du clocher datant du XIV ͤ siècle. La légende raconte que certains jours on peut entendre les cloches sonner (pourtant retirées). Comme une complainte, elles rappelleraient aux voyageurs de passage que sont enterrés ici les souvenirs d’une communauté entière. Des sites empreints d’une certaine nostalgie.  
Mediano : Où le trouver ? et Curon Venosta : Où le trouver ?

De gauche à droite : Mediano © Jorge Alves/stock.adobe.com – Curon Venosta © Pietro/stock.adobe.com

13- Les monastères chrétiens des Météores en Grèce

Ce site incontournable, si vous voyagez en Grèce continentale, représente l’une des plus belles curiosités du pays. Ces immenses pitons de grès se trouvent dans la plaine de Thessalie, à environ 5 h de route d’Athènes. Ils accueillent à leur sommet, comme suspendus au ciel, six monastères datant des XIV ͤ et XV ͤ siècles. Le plus imposant, le monastère de la Transfiguration, a été érigé à 600 m d’altitude sur le plus gros rocher des Météores. Les autres monastères plus petits, Saint-Nicolas, Saint-Etienne et de la Sainte-Trinité sont également accessibles par un itinéraire de 17 km. Pour atteindre ces prouesses architecturales, plus d’échafaudages, ni de filets mais de prodigieux escaliers taillés dans la pierre. En chemin, vous pouvez également admirer des grottes naturelles incrustées dans les parois rocheuses ayant probablement servies de refuge aux bergers et villageois sous l’Antiquité. Un lieu idéal pour la contemplation et l’ascétisme, à arpenter dans notre voyage Les Météores et le mont Olympe.
Découvrir un extrait vidéo de l’émission des « Racines et des Ailes » sur les Météores.
Où les trouver ?

Les monastères des Météores en Grèce © Suzanne Plumette/fotolia.com

14- Les mausolées de Revash au Pérou

Sur la terre des Chachapoyas, dans la vallée du Río Utcubamba, est nichée une bien curieuse citadelle. Revash est un complexe funéraire composé de petites maisons rouge-ocre creusées dans la grotte à flanc de falaise à 2 800 m d’altitude. On connaît peu de choses sur ce site funéraire découvert au siècle dernier. Accessible à pied en 2h depuis le village de San Bartolo, il ne présente aucune influence inca et daterait selon toute vraisemblance du XIV ͤ  siècle. À l’intérieur, quelques ossements de momies ont été retrouvés, probablement les dépouilles de personnes issues de la haute société. On reconnaît également les toits en double pente caractéristiques de la technique du Quechua. Sur les façades, on peut apercevoir des symboles en croix gravés et des figures peintes d’humains, de félins et de lamas. On vous emmène percer Les mystères du Pérou et de cette mystique cité des morts à travers de belles randonnées au nord du pays.
Où les trouver ?

Les mausolées de Revash au Pérou © Julien Lévêque

15- Le Mapungubwe Interpretation Centre en Afrique du Sud

Situé sur le Confluence View Point qui forme la jonction de trois nations, l’Afrique du Sud, le Botswana et le Zimbabwe, ce centre d’interprétation ne passe pas inaperçu dans le paysage. Avec ses dômes en briques et pierres de taille locales, son architecture, qui mixe modernité et tradition, se fond à la perfection dans la brousse environnante. Le musée a même obtenu en 2009 la prestigieuse distinction “World Architectural Building of the Year”. À l’intérieur, une muséographie très bien conçue met en scène les collections archéologiques de l’ancien et puissant royaume des Shona qui régna entre les X ͤ  et XIV ͤ siècles sur toute la région. Un territoire aujourd’hui converti en parc national de 28 000 hectares dont le patrimoine exceptionnel est classé au patrimoine de l’Unesco depuis 2003. Le musée et le parc du Mapungubwe avec ses massifs de grès, baobabs géants et faune sauvage sont à découvrir, en exclusivité, dans notre road trip sur mesure sur la Route sauvage, du Limpopo au Mpumalanga.
Où le trouver ?

16- La cité perdue de Sefar en Algérie

On se demande qui de l’Homme ou de la nature a façonné ce décor envoûtant. En plein cœur du Sahara algérien, dans le Tassili n’Ajjer, ce site unique s’étend sur un vaste plateau de 72 000 km². Remontant à l’ère néolithique, il s’agit de la plus grande cité rupestre et troglodytique au monde. Classé à l’Unesco depuis 1982, cet immense musée à ciel ouvert cache sous ses sombres rochers érodés près de 15 000 gravures et peintures. Tout un pan de l’histoire de l’humanité. Récits de guerre, animaux de la savane, bovins et étranges créatures surnaturelles y sont représentés. Autour, un paysage apocalyptique de sable ocre et de roches fantômes en grès noir surprend le Touareg qui ose s’y aventurer. Et seuls ces nomades du désert et quelques mouflons ont le privilège de l’arpenter. Le trésor se trouvant juste à côté de la Libye, la zone est fermée aux voyageurs. Mais même derrière son écran, la magie opère. N’est-ce pas ?
Où la trouver ?

17- Les ponts vivants de Nongriat au Meghalaya (Inde)

Ces ponts végétaux se trouvent au nord-est de l’Inde dans l’état de Meghalaya, surnommé « la demeure des nuages » en sanskrit. Leur technique de construction, inventée par le peuple khasi il y a des générations, est tout à fait unique. Ils entrelacent des racines de banian et de figuier caoutchouc de chaque côté de la rivière. Guidées par les artisans, au fur et à mesure qu’elles poussent, les racines se rejoignent pour former un pont, sans clou, ni vis. Le climat pluvieux assure leur croissance et entretien naturel au fil des années. Ces véritables passerelles vers l’avenir ainsi créées peuvent atteindre jusqu’à 30 m de long et supporter le poids de 50 personnes. Le pont suspendu le plus célèbre est le « Jingkieng Nongriat » qui comporte deux étages. On s’attendrait presque à y voir surgir les gracieuses créatures bleues du film « Avatar ».
Où les trouver ?

Le pont vivant Jingkieng Nongriat à deux étages © Mazur Travel/stock.adobe.com

18- Le puits Chand Baori au Rajasthan (Inde)

Le Rajasthan ne manque pas de merveilles architecturales. Entre le célébrissime Taj Mahal, le magnifique palais des vents de Jaipur, ou encore le colossal fort d’Amber, le puits Chand Baori est peut-être l’édifice le plus original des trois. Situé à Abhaneri, ce superbe ouvrage d’art est appelé puits à degré. Doté de 3500 marches, cet impressionnant imbroglio d’escaliers, qui tantôt se rejoignent, tantôt se détournent, dégringole sur 13 niveaux à 20 m de profondeur. L’illusion d’optique y est totale et la symétrie parfaitement respectée. Bâti au VIII ͤ siècle sous l’ordre du roi Chanda, il permettait aux habitants de se ravitailler en eau et d’effectuer leurs rituels sacrés dans le temple voisin Harshat Mata aujourd’hui en ruines. Sur sa quatrième face, s’élèvent trois étages de salles en arcade, de galeries et de terrasses. Au fond, le puits le plus profond du Rajasthan avec sa couleur verte fluorescente. On vous invite à le visiter à travers notre voyage Fascinant Rajasthan et festival de Holi. L’architecte avait vraiment le compas dans l’œil !
Où le trouver ?

De gauche à droite : Le puits Chand Baori au Rajasthan © amlanmathur/stock.adobe.com – Détail sur les escaliers © bignai/stock.adobe.com

Les curiosités animales

19- Le chat-renard en Corse

Le Chat et le Renard de Jean de La Fontaine, on connaît mais alors le chat-renard, beaucoup moins. Cette espèce, sans doute nouvelle, qui appartenait jusqu’à alors à la mythologie des bergers corses, existe bel et bien. Dans la forêt d’Asco en Haute-Corse, on compte une vingtaine de spécimens étudiés par l’Office national de la chasse et de la faune sauvage (ONCFS) depuis 2008. Ce petit félin hybride de 90 cm de long a une belle fourrure rousse, une queue rayée en panache, des canines très développées comme le renard et une tête très similaire à un chat sauvage. Observé dans toute la Corse, cet animal très discret chasse la nuit et occupe des territoires montagneux et escarpés. Son ADN est différent du chat sauvage européen et se rapproche de celui du chat forestier africain. Il pourrait être arrivé à l’époque de la deuxième colonisation humaine, il y a 6500 ans. Son identité exacte reste à déterminer pour que l’espèce soit protégée. Rusé ce chat-renard !
Où l’observer ?

Le chat-renard corse © slowmotiongli/stock.adobe.com

20- L’antilope saïga en Mongolie

Dans les steppes sèches et déserts semi-arides d’Asie centrale, gambade un bien curieux animal. La saïga est une antilope herbivore reconnaissable par ses longues pattes et ses naseaux longs et tombants à l’aspect d’une trompe. Capable de se dilater, cette protubérance quelque peu disgracieuse lui permet de filtrer l’air chargé en poussière en été et de réchauffer l’air givré en hiver. Le mâle, doté de cornes, ressemble à un springbok. Les fans de « Star Wars » y verront sûrement de fortes similitudes avec les Eopies, des bêtes de somme mi-chameau mi-saïga utilisées sur Tatooine. En été, des troupeaux de 40 à 50 individus se déplacent dans les verts pâturages et se réunissent par millier pour brouter. Cette migration sur plusieurs centaines de kilomètres est l’une des plus spectaculaires au monde. Hélas, l’espèce est en voie d’extinction menacée par la sécheresse, l’agriculture et le braconnage. Avec nous, vous en apercevrez (peut-être) dans le parc national de Khar Us Nuur lors de notre grande traversée de la Mongolie sur La route du sel. Ne vous fiez pas à leurs apparences, elles sont trompeuses !
Où l’observer ?

Photo à la Une : un aventurier avec des jumelles © Dmitriy/stock.adobe.com

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