Dans Actus Nomade

Maxime est spécialiste Asie du Sud-Est et créateur des voyages d’aventure en Corée du Sud chez Nomade. Il est parti là-bas pour un second voyage en octobre 2018. Son objectif : affiner ses connaissances et dénicher de nouvelles pépites sur cette destination encore confidentielle et méconnue du grand public. Il nous confie ses impressions et surtout nous délivre ses conseils pour aborder ce pays en plein éveil.

Pourquoi un voyage d’aventure en Corée du Sud ?

Tordre le cou aux idées reçues, c’est un peu ce qu’a voulu nous démontrer Maxime à travers ce voyage. En effet, beaucoup associent encore la Corée du Sud à ses grands voisins influents, le Japon ou la Chine, alors qu’elle a une culture qui lui est propre entre modernité et traditions ancestrales.

C’était aussi l’occasion pour Maxime de découvrir le pays côté nature, un aspect « que l’on n’a absolument pas en tête quand on s’imagine le pays : il y a de nombreux parcs nationaux tous plus impressionnants les uns que les autres, et les Coréens sont vraiment férus de randonnée, ils envahissent les parcs  les week-ends, équipés souvent au-delà du nécessaire ! ».

D’ailleurs, chez Nomade Aventure, la Corée du Sud et les randonnées ont vraiment le vent en poupe. Maxime observe un certain décollage de la destination : « Nous avons réussi à faire une moyenne de 3 départs par an ces trois dernières années et nous sommes actuellement les seuls parmi nos confrères à proposer des voyages d’aventure à pied sur cette destination ! ».

1 : Maxime sur le pic Munjangdae, dans le parc national de Songnisan – 2 : Falaises de Jusangjeolli sur l’île de Jeju – 3 : Parc national de Songnisan © Maxime Canat

Ses incontournables ?

Parmi les villes trépidantes de la Planète, Maxime a bien sûr visité Séoul, la capitale futuriste et dynamique aux multiples visages : du célèbre Gangnam, le quartier des affaires jusqu’à Hongdae, le quartier festif et arty qui grouille d’étudiants en passant par le très touristique Bukchon Hanok Village, centre culturel de la ville datant du XIVe siècle. Et, il n’a pas pu s’empêcher de pousser la chansonnette dans l’un des nombreux bars karaoké de Séoul, ambiance et fous rires garantis !

Village de Bukchon Hanok à Séoul © Maxime Canat

Pour plus d’authenticité, Maxime vous conseille d’aller faire un tour dans le sud-est du pays, à Busan : « une ville portuaire, la deuxième plus grande du pays après Séoul ou l’on peut voir un des plus gros marchés de poissons du pays » ou encore visiter, sur les hauteurs, le village très atypique et coloré de Gamcheon lors d’un voyage en train en Corée. Fief du Street Art, il est surnommé le « Machu Pichu de Busan ».

1 : Marché aux poissons de Busan – 2 et 3 : Ruelles et port de Busan – 4 : Village culturel de Gamcheon © Maxime Canat

Maxime a aussi été émerveillé par les immenses plantations de thé de Boseong qui recouvrent les collines au sud-ouest du pays. Mention spéciale aussi pour les nombreux parcs nationaux qui parsèment la Corée du Sud et qui promettent de belles randonnées. Ses coups de cœur : les parcs naturels des Monts Seorak et Songnisan où l’ascension vous réserve des vues spectaculaires entre pics rocheux, canyons mystérieux, cascades et forêts enchantées.

1: Plantations de thé de Boseong – 2 et 3 : Temple de Beopju et Pic de Munjangdae dans le parc national de Songnisan © Maxime Canat

Maxime a aussi séjourné au temple bouddhiste de Haiensa pour vivre une expérience immersive avec les moines : « Malgré une vraie rigueur, le dépaysement est total et c’est une expérience très enrichissante ! Au programme : lever aux aurores pour les prières, nuit sur des futons à même le sol (très bon pour le mal de dos), repas exclusivement végétariens, cérémonies du thé et même cours d’initiation aux arts martiaux comme le sonmudo, une forme de yoga dynamique, ça c’est vraiment à faire ! ». Classé au patrimoine mondial de l’Unesco et perché sur le mont Gayasan, ce temple sacré est connu pour abriter le Tripitaka Koreana, la collection la plus complète de textes du canon bouddhiste datant du XIIIe siècle. De quoi méditer et prendre un peu plus de la hauteur !

Temple bouddhiste de Haiensa © Maxime Canat

Et pour ceux que la paix absolue effraie, il y a toujours la possibilité de se rendre en demi-journée à la DMZ, située à Paju. Il s’agit de la zone de démilitarisation marquant la frontière entre les deux Corée. Maxime s’y est rendu à mi-parcours : « Bien que très touristique, la visite est intéressante. On peut apercevoir la Corée du Nord et même la statue Kim II-sung, et près de l’observatoire de Dora, l’entrée du troisième tunnel souterrain de 1,6 km de long ainsi qu’une grande variété d’attractions telles que le Hall DMZ médias, le Hall d’exposition DMZ et des sculptures… ».

Un site plus insolite ? Un coup de cœur ?

Pour finir, si vous avez quelques jours en plus, Maxime vous recommande l’île de Jeju, proposée en extension dans notre voyage en petit groupe « Best of Sud coréen ». « Située au sud de la Corée du Sud, cette petite île volcanique est un peu l’île de beauté des Coréens, un peu comme nous avec la Corse. De nombreux jeunes couples viennent y effectuer leur lune de miel » nous explique Maxime. C’est aussi un terrain fabuleux pour les randonnées avec l’ascension assez facile du Mont Hallasan, le plus haut sommet de Corée du Sud qui culmine à près de 2000 m en plein centre de l’île. Et, avec un peu de chance, on peut y apercevoir les célèbres femmes plongeuses « Haenyeo », parfois octogénaires, qui bravent l’océan en allant pêcher à 10 m de profondeur, en apnée.

1 : Grotte de Sabanggulsa – 2 et 3 : Femmes plongeuses au pic Seongsan Ilchulbong sur l’île de Jeju © Maxime Canat

Au-delà de la nature et de la culture, Maxime a eu un gros coup de cœur sur la gastronomie coréenne : « Je la place facilement dans mon top 3 des destinations préférées en termes de qualité et de variété de nourriture ; entre les poissons, les barbecues et fondues avec de la viande savoureuse, les nombreux raviolis, beignets, bouillons et autres, il y en a pour tous les goûts, les aliments sont délicieux et peu gras et surtout on mange à sa faim. Je me suis régalé ! ». Sur l’île de Jeju, il a adoré un excellent restaurant de fruits de mer et de poissons proche du Seongsan Ilchulbong ou « pic du soleil levant de Seongsan ».

Les conseils, paroles d’aventurier !

Quand partir en Corée du Sud ?

Maxime préconise de partir en Corée du Sud au printemps et à l’automne, périodes très similaires à celles du Japon. Au printemps, le climat est doux et ensoleillé. Tandis que l’automne offre dans les parcs nationaux de superbes couleurs pourpres, ocre, orangées qui raviront l’objectif des photographes. L’hiver y est souvent très rude avec des températures négatives et l’été très chaud.

L’attitude à adopter en voyage en Corée du Sud ?

Être indulgent à l’égard des guides francophones, car très peu sont disponibles et possèdent un bon niveau de français, il faut donc faire preuve de tolérance et ne pas hésiter à demander au guide des précisions ou de répéter ses explications. Les guides avec qui nous travaillons sont généralement très arrangeants et à l’écoute des clients.

De plus, Maxime vous incite à vous rapprocher des Coréens. Même s’ils sont connus pour être des bourreaux du travail, ils adorent aussi sortir et faire la fête. Un karaoké à Séoul est un bon moyen de briser la glace (ou les verres !) et de nouer la conversation autour d’un bon vieux tube international.

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