Dans Actus Nomade

Voici quelques semaines déjà (avril 2019), que Gwendoline, créatrice de voyages sur mesure sur la zone Asie et Pacifique chez Nomade Aventure, est partie en voyage de reconnaissance terrain en Nouvelle-Zélande. Son objectif : dénicher des pépites, créer des itinéraires pour ensuite proposer cette nouvelle destination à nos voyageurs. Elle nous raconte et surtout nous donne une flopée de conseils pour découvrir ce pays hors norme…

La Nouvelle-Zélande… un rêve devenu réalité !

Ça faisait longtemps que j’y pensais, longtemps qu’on m’en parlait et que j’avais des retours dans lesquels il n’y avait que des superlatifs ou presque : c’est trop bien, c’est tellement génial, c’est incroyablement immense, c’est tellement loin, c’est si beau… bref, vous avez compris l’idée !
J’ai enfin pu y aller en avril 2019, dans le cadre d’un voyage de reconnaissance avec pour but d’aller randonner à travers le pays, visiter les incontournables, et me faire une idée de la destination afin de pouvoir ensuite la proposer à nos voyageurs. Partie deux semaines, je dois avouer que quelques jours de plus n’auraient pas été de trop, mais ne dit-on pas cela de tous nos voyages ? Une fois sur place, il est difficile de rentrer et de se retrouver dans le RER B à Paris !

Un van pour sillonner la Nouvelle-Zélande…

Sur les routes de Nouvelle-Zélande, en van © Gwendoline Gonin/Nomade Aventure

Pour découvrir le max de paysages, j’avais un van dans lequel je dormais, tout en logeant dans des campings afin de profiter des sanitaires et de pouvoir prendre une douche chaude sachant qu’il ne fait pas toujours très chaud à cette période. Honnêtement, je n’avais jamais voyagé comme cela et j’ai adoré, d’autant que le pays se prête complètement à ce type de transports, les Néo-Zélandais sont férus de camping. Il y a d’ailleurs des magasins d’équipement partout, et ils ont des camping-cars de compétition ! Après, si on en a envie d’un peu plus de confort, une formule location de voiture et nuit en motel est sympa aussi, il y a plein de petits hébergements, toujours bien placés, et dans lesquels vous pourrez même profiter de cuisines collectives, s’il vous prenez l’envie de faire votre petite popote ! Visiter le pays à bord de son véhicule, c’est combiner liberté et autonomie, pouvoir s’arrêter quand on veut, et faire des pauses photos, pour garder des images des sublimes paysages traversés.

L’île du Nord, l’île du Sud : mon cœur balance…

Suivant le temps qu’on a à consacrer à son voyage, on peut choisir de se concentrer sur l’île du Nord ou du Sud ou encore prévoir un voyage combinant ces deux îles qui offrent des paysages différents et permettent d’avoir un bel aperçu du pays et de ses possibilités en termes de panoramas et d’expériences. En tout cas, les deux îles offrent de belles possibilités en termes de randonnées : que ce soit à la journée comme avec le Tongariro Alpine Crossing et le Mont Cook ou en itinérance sur plusieurs jours sur les « Great Walks » comme sur le Milford Track et l’Abel Tasman Track (entre autres), ce pays comblera vos envies de marche et d’aventure ! Aussi bien dans l’île du Nord que dans l’île du Sud, les randonnées les plus belles nous tendent les bras et, sportif ou pas, chacun peut y trouver son compte.

Randonnée dans le Parc national de Tongariro © Gwendoline Gonin/Nomade Aventure

En deux semaines, qu’est ce que j’ai découvert ?

On peut faire un rapide concentré des deux îles mais cela est assez sportif, il faut se mettre dans la tête que les temps de route sont longs et qu’on passera pas mal de temps dans son véhicule ! Mais il n’en reste pas moins que pouvoir parcourir ces deux îles restera un souvenir impérissable : paysages verdoyants parfois, ailleurs ambiance minérale, randonnées époustouflantes, routes dans des étendues à perte de vue… on ne s’ennuie jamais !

Sur l’île du Nord… J’ai dû faire l’impasse sur des endroits magnifiques tels que les îles autour d’Auckland où l’on peut déguster de bons verres de vin, et profiter de belles plages, la péninsule de Coromandel, célèbre pour son arche rocheuse aperçue dans Narnia et ses plages de sable chaud où, en creusant un trou, vous aurez votre spa naturel ! En revanche, j’ai eu la chance de pouvoir visiter les incontournables que sont Auckland, la Waitomo Cave, Rotorua et ses parcs géothermiques, le Tongariro et enfin Wellington, la capitale du pays.

Auckland, la plus grande ville du pays, offre un joli contraste entre ruelles et grandes avenues. Son bord de mer est très agréable et la ville invite vraiment à la balade ; si on a du temps, on peut même consacrer une journée à la découverte d’une île alentour, histoire de découvrir vignobles et plages.
Ensuite, j’ai pris la route pour descendre là où la terre chauffe et fume : Rotorua ! Avant d’arriver, j’ai fait un stop aux Waitomo Caves que je ne voulais pas manquer : une grotte dans laquelle les vers luisants donnent l’impression de regarder la voie lactée. Le temps presse et je n’ai pas pu aller à Hobbiton car je ne voulais pas conduire de nuit pour ma première journée de conduite à gauche. Arrivée à Rotorua où soleil, fumerolles et odeur de souffre m’accueillent à bras ouverts ! Le lac est superbe et la ville est à taille humaine, je me balade avant d’aller dans un pub où se retrouvent les Néo-Zélandais à la sortie du travail, histoire de prendre la température des lieux. Au coucher du soleil, je vais me balader dans le jardin autour du musée, les couleurs sont superbes. Je vous conseille vraiment de ne pas louper ça !

A gauche : Balade dans les rues de la ville de Auckland – A droite : Balade dans les jardins du musée de Roturua © Gwendoline Gonin/Nomade Aventure

Le lendemain, départ pour les piscines géothermiques de Wai-O-Tapu. C’est une véritable explosion de couleurs (et de parfums) et la Champagne Pool reste un must, véritable arc-en-ciel dès que la fumée s’en va, c’est juste sublime !

Ensuite, une étape que j’attendais avec impatience : le Tongariro ! Le Tongariro Alpine Crossing est une des Great Walk de Nouvelle-Zélande offrant une superbe randonnée d’une journée, avec tout de même près de 8h de marche, un dénivelé de 1 000 m pour une randonnée d’environ 20 km. La montagne apparaît dans le Seigneur des Anneaux, elle est tout bonnement le Mordor. Il faut penser à prendre une petite laine et de quoi se protéger de la pluie et du soleil sans oublier suffisamment d’eau et de nourriture car aucun ravitaillement n’est possible pendant la marche. La randonnée est superbe, le soleil brille et les points forts sont dingues. Je suis en effet en plein dans le Mordor, ça me donne envie de regarder à nouveau les films en rentrant. La redescente est longue et se fait dans un paysage un peu monotone mais sauvage. Le contraste est stupéfiant avec la poursuite de la randonnée dans un paysage minéral accompagné de couleurs incroyablement vives et fortes. Je suis subjuguée par tout ce que je vois et j’en oublie même la rando (qui n’en finit plus !)… Enfin, je pense aux courbatures que je risque d’avoir le lendemain par contre…

Tongariro Alpine Crossing : randonnée dans le Tongariro © Gwendoline Gonin/Nomade Aventure

Dernière étape de mon aventure sur l’île du Nord : Wellington, aussi appelée Windy Welly à cause du vent qui souffle quasiment en continu, et j’en ai fait les frais ! Wellington a beaucoup à offrir : musées, cafés, restaurants, containers réaménagés, et une vie nocturne bien vivante. Une ville immanquable lors d’un voyage en Nouvelle-Zélande. Elle est à taille humaine et invite à la balade, que ce soit dans Cuba Street et ses alentours, dans le Central Business District ou encore sur les quais, le long de Lambton Harbour. J’ai été contente de trouver refuge au Te Papa Museum quand le mauvais temps est arrivé, un musée gratuit (pour les expositions permanentes ; il faut payer un droit d’entrée pour certaines expositions temporaires). On peut vraiment y passer quelques heures pour découvrir l’histoire de la Nouvelle-Zélande aussi bien sur un plan humain que géologique et naturel mais aussi sur les évolutions du pays. Tout est présenté de manière interactive. Si vous avez la chance d’avoir du beau temps, rendez-vous à pied, en voiture ou en cable au mont Victoria. Là une vue à 360° vous attend sur la baie de Wellington. Veillez à bien vous couvrir car ça souffle fort là-haut, la ville n’est pas surnommée Windy Welly pour rien. Pour le déjeuner, je suis allée chez Mama Sushi sur Custumhouse Quay. Là je me suis régalée avec le poisson frais venu du port de l’autre côté de la rue, et de bons sushis pour pas cher, trop bon !

Balade dans la ville de Wellington © Gwendoline Gonin/Nomade Aventure

En un coup de ferry, j’arrive sur l’île du Sud… et là, c’est une explosion de paysages totalement différents et tous plus beaux les uns que les autres !
La route pour les glaciers étant bloquée à cause d’une tempête ayant détruit l’unique pont pour y accéder, j’ai dû repenser mon voyage.

C’est donc parti pour notre première étape : Abel Tasman et ses eaux bleues vertes !
Petite pause à Nelson sur la route entre Picton et Abel Tasman, histoire de manger une pizza chez Stefano’s, situé au-dessus du cinéma de la ville, et d’aller se balader sur Trafalgar Street qui vous mènera ensuite sur une place piétonne ensoleillée, très agréable pour boire un petit café et prendre en photo l’église, avant de reprendre la route et d’entamer les virages. D’ailleurs, je croise énormément de vignes et de domaines jusqu’à Nelson. Bienvenue dans la région du vin mais bien sûr, boire ou conduire, il faut choisir ! En tout cas, en traversant Nelson, on se dit qu’une pause de quelques jours doit être agréable, ici. Il y a  pas mal de choses à voir et à faire alentour  et la ville dégage quelque chose de sympathique.

A droite : Plage de sable à Abel Tasman – A gauche : Vignobles dans la région de Nelson © Gwendoline Gonin/Nomade Aventure

Le parc Abel Tasman, situé entre Golden Bay et Tasman Bay, s’étend sur 225,3 km2 et est peuplé de nombreuses espèces d’oiseaux ainsi que de pingouins ou encore d’otaries.

Sillonné de plusieurs chemins de randonnée, le plus emprunté est le Coast Track, un des plus fréquentés des Great Walks du pays. Ce sentier côtier de 51 km se parcourt en 3 à 5 jours.
Il est l’un des plus beaux du pays avec ses plages de sable léchées par des eaux bleu-azur.
Plusieurs possibilités s’offrent à vous pour le découvrir en quelques jours sans pour autant faire toute la marche : découverte en kayak, marche sur un tronçon uniquement, dépose en bateau-taxi ou encore un mix de tout cela afin de découvrir, selon vos envies, les eaux turquoise et limpides !
Mon conseil ? Faire un mix entre marche et retour en bateau taxi. Envie de pagayer ? Les kayaks sont top et suivre les côtes n’est pas compliqué. Vous pourrez du coup vous arrêter sur la plage de votre choix et, peut être, même croiser des otaries.
Un arrêt recommandé sur la route entre Abel Tasman et Picton pour les amateurs de fruits de mer et, plus particulièrement, de moules, mais pas n’importe lesquelles, les moules vertes de Havelock, notamment celles du restaurant Mussel Pot. Mon conseil : partagez une assiette de frites et ne manquez pas les moules vertes au curry vert. Après cette pause gustative (eh oui, je suis gourmande !), je file vers Kaikoura !

Sur la route dans les environs de Kaikoura © Gwendoline Gonin/Nomade Aventure

Etape imprévue sur mon parcours, Kaikoura s’est révélée être une de mes étapes préférées. A cause de l’éboulement du pont pour aller aux glaciers Fox et Franz Josef, il m’est apparu impossible d’aller les voir sans me rajouter presque 10 h de route… Sur un voyage déjà chargé comme le mien, cela ne me tentait pas vraiment. J’ai donc repensé l’itinéraire pour passer finalement par la côte est de l’île du Sud, et donc m’arrêter une nuit à Kaikoura. Sur la route, je m’arrête sur le parking de Half Moon Bay où une importante colonie de phoques a élu domicile : j’y passe presque 20 minutes à les regarder jouer, se battre, aller dans l’eau, en sortir… c’est vraiment génial ! Quelques pingouins sont aussi présents mais ils sont loin et je ne les verrais pas très bien. A mon arrivée dans la ville, et après une longue route (à cause des travaux sur la route longeant le littoral), je vais directement voir la colonie de phoques de Point Kean mais il n’y en a que deux sur cette pointe du littoral. Par contre, quelle vue ! La mer, les vagues, les montagnes au loin avec leurs chapeaux de neige, c’est superbe.

A gauche : Balade sur le long du littoral à Kaikoura – A droite : Phoques sur une plage à Kaikoura © Gwendoline Gonin/Nomade Aventure

Le lendemain matin, sous un soleil éclatant et après un bon petit déjeuner, je pars me balader le long du littoral sur la Kaikoura Peninsula Walkway, une boucle de 4 h environ qui peut partir du centre-ville. Sinon, on peut aussi revenir sur ses pas et commencer la balade au parking de Point Kean. C’est très beau, les paysages sont sublimes et le soleil brille : le bonheur ! je suis donc passée par le chemin en hauteur à l’aller et je suis revenue par la « plage » où j’ai croisé une immense colonie de phoques, c’est vraiment unique de les voir d’aussi près. Après cette jolie balade, je suis allée me régaler au Kaikoura Seafood BBQ d’une demi-langouste. Tout donne envie dans cet endroit et ce n’est vraiment pas cher. Mais après notre (gros) petit déjeuner, je ne craquerai que pour la langouste !
La ville est aussi réputée car on peut faire des excursions en mer pour y observer de nombreux mammifères marins dont les dauphins et les baleines. Mais en termes de timing, je crains d’être un peu juste, j’ai donc préféré faire une balade tranquille avant de reprendre la route.

Départ ensuite pour le centre de l’île du Sud…
La route depuis Christchurch pour arriver au lac Tekapo est superbe, entre paysages lunaires et montagnes. A mon arrivée, le soleil se couche et j’en profite pour faire un arrêt à l’église Church of the Good Shepard qui est prise d’assaut par les touristes. Chacun veut sa (ses) photo(s) devant l’église. Il faut dire que c’est très beau : l’église est en pierre, le lac que l’on devine bleu-électrique, les montagnes enneigées ou pas… c’est vraiment exceptionnel et, comme toujours, immense !
Le lendemain, je vais jusqu’à l’observatoire du mont John (accessible à pied en 1h30 depuis la ville ou en voiture avec un droit d’entrée de 8$). Les paysages sont d’une beauté sans pareil : lacs, montagnes, le tout avec des couleurs flashy : juste magique ! D’ailleurs, c’est ici que viennent, à la nuit tombée, les excursions pour observer le ciel étoilé.

En haut : Randonnée vers le lac Wanaka – En bas : Queenstown, Milford Sound © Gwendoline Gonin/Nomade Aventure

Je poursuis ma route jusqu’à Wanaka. C’est une ville tranquille et agréable, située au bord du lac Wanaka et proche des pistes de ski, des sentiers de randonnée…Elle propose de nombreuses activités. Prisée pour son lac l’été, et ses pistes de ski l’hiver, elle offre de nombreux hébergements des restaurants, cafés, petits marchés et boutiques permettant de s’équiper pour l’hiver !
Depuis Wanaka, une belle randonnée d’environ 6 h aller-retour (16 km à parcourir) offre un panorama à couper le souffle sur le lac et ses environs, depuis le sommet du Roy Peak (le parking se trouve à 10 min de la ville et est vite complet en haute saison). Attention, cette rando est physique : on attaque par une montée et on n’arrête pas jusqu’au sommet. Par contre, la vue est extraordinaire. Les fanas de photos auront plusieurs petits spots pour faire des photos panoramiques sur le paysage. On a mal aux jambes, mais on ne le regrette pas ! Pour la descente, eh bien, on remet ça. Je suis descendue en courant. Donc en 5 h, hop, c’était réglé. Je savais qu’une bonne glace m’attendait chez Black Peak Gelato à Wanaka avant de reprendre la route.
Une autre randonnée plus facile est possible, avec une vue panoramique sur la ville et son lac qui est celle du mont Iron, à proximité de la ville, non loin de Puzzle World. 1h30 suffit pour cette balade qui peut aisément être faite en famille et le coucher de soleil y est superbe. Cette randonnée très accessible dispose au sommet d’une magnifique vue panoramique sur la ville de Wanaka, son lac et ses montagnes.

A la journée, je suis partie visiter Queenstown, une petite ville qui a l’énergie d’une métropole. La route entre Wanaka et Queenstown est l’une des plus belles du pays : reliefs, lacets et couleurs vives sont au rendez-vous. S’il a neigé ou si la route est fermée, un détour par Cromwell devra être envisagé. Si vous avez le temps, n’hésitez pas à faire un petit détour d’environ 10 km pour aller visiter Arrowtown, connue et prisée autrefois pour ses mines d’or. La ville est née 1860, suite à la découverte de l’or dans l’Arrow River. Aujourd’hui, il y a pas mal de galeries d’arts et de boutiques branchées mais aussi un quartier chinois très bien conservé avec des panneaux informant sur la vie des mineurs chinois pendant et après la ruée vers l’or. J’ai bien apprécié cette ville, ses petites rues, son immense lac, ses cafés et restaurants, son immense parc… et son Fergburger.

Queenstown, c’est LA ville des activités, des sensations fortes, des baptêmes de saut à l’élastique, du rafting, du saut en parachute… bref, la ville a de l’adrénaline à revendre. N’hésitez pas à prendre le téléphérique qui vous mènera en haut de la ville pour un superbe panorama. La redescente se fait en… luge !
A 40 min de Queenstown, vous trouverez Glenorchy, qui vaut le coup d’œil et principalement la route qui y mène car on longe le lac Wakatipu. Petite maison rouge, un ponton, de la nature … cela fait du bien de s’écarter de la ville et de la foule et c’est en plus très beau. Quelques randonnées partent d’ici, à faire sous le soleil.

Petite info : manger le meilleur burger du pays au FergBurger mais attention il faut s’armer de patience car il y a souvent du monde… surtout le week-end. Et pour un bon Fish and Chips, on va chez Erik’s dont le deuxième restaurant se trouve à Wanaka !

Et je descends encore pour arriver au Milford Sound. Depuis la ville de Te Anau, il reste 2 h de route jusque Milford Sound. Cette route (la Milford Road), est tout simplement magnifique. De nombreux arrêts photos sont à prévoir. Sur la route, faire un arrêt aux Mirror Lakes où, quand les conditions sont bonnes, les monts se reflètent pour une photo digne d’une carte postale. L’arrêt est indiqué sur la route et vous avez un espace pour vous garer. D’autres arrêts photos sont possibles et sont tous indiqués. Une fois arrivés aux fjords, 3 sont à visiter. La question est : lequel ? Plus que le temps que vous avez à y consacrer, la grosse différence est le prix de l’excursion.

Balade dans la ville de Christchurch © Gwendoline Gonin/Nomade Aventure

Ne pouvant pas aller aux glaciers, j’ai entamé ma remontée vers Christchurch. Dernière étape avant la capitale du pays : Dunedin. Dunedin est la quatrième plus grande ville de Nouvelle-Zélande et la capitale de l’Otago, dont la péninsule est connue pour sa faune sauvage et ses plages désertes. Cette ville étudiante, fondée au XIXe siècle par les Ecossais, est aujourd’hui connue comme étape incontournable lors d’un voyage dans l’île du Sud.
En se baladant, on voit que la ville a beaucoup à offrir : espaces verts, jardins botaniques, bâtiments victoriens et édouardiens, street-art, monuments, bars et restaurants. Suivant la saison, on a l’occasion de rencontrer les gens et les étudiants lors de concerts, évènements de plein air et festivals… Une vie culturelle et évènementielle riche dans cette ville haute en couleur. construite autour de l’Octagon, sa place centrale est très sympa pour boire un verre ou manger un morceau. Vous pourrez même profiter de la WIFI et vous installer sur un banc à regarder la vie qui passe. D’ici, vous serez entourés de monuments remarquables : la cathédrale Saint-Paul, l’imposante statue du poète écossais Robert Burns, ou encore la gare au loin sauront ravir les voyageurs passionnés d’architecture. Je commence par aller découvrir Baldwin Street, la rue la plus pentue du monde (sisi, même plus pentue qu’à San Francisco, et c’est écrit dans le livre des records !) où il y a même un banc à mi-chemin, des fois que vous soyez trop fatigués lors de la montée de cette rue de 350 m. Malgré sa pente à 19%, la rue comprend de nombreuses maisons et vous aurez peut-être même l’occasion de voir monter une voiture et de vous dire : mais attend comment il fait si il cale ?!
Ensuite, je pars me balader dans les rues autour de la place tout en suivant le parcours de street-art tracé dans la ville. Les plans peuvent être trouvés sur l’I-site dont les locaux sont situés autour de l’Octagon : 28 œuvres disséminées dans la ville, permettent de découvrir des artistes et aussi… la ville. Sur le chemin, je passe par Vogel Street, petite rue branchée dans laquelle se trouvent deux petits bars et restos sympas. J’ai jeté mon dévolu sur le Vogel Kitchen Street où le dimanche, c’est brunch. Au vu de notre petit déjeuner, je me contente d’un café et d’un cookie, le lieu est cosy et appelle à une pause bien méritée après une balade entre gris et vent.

Je pars ensuite pour une découverte plus « nature » en direction de la péninsule de l’Otago pour voir les albatros. La péninsule est connue pour l’accessibilité de sa faune sauvage, ses nombreuses plages et ses balades au cœur de la nature. Seul ou au cours d’une excursion, vous pourriez avoir la chance de rencontrer des otaries, des lions de mer, des albatros ou encore des pingouins. Je pas à la découverte du Royal Albatross Center. La visite (1h) est organisée comme suit : 30 minutes d’explication sur les albatros (leur arrivée dans le pays mais aussi leur cycle de vie), puis direction le centre d’observation où, équipée de jumelles, j’ai la chance de pouvoir observer des bébés (des gros bébés, même) et cinq albatros en vol, qui se posent, redécollent, discutent… c’est un super moment, et ces oiseaux sont vraiment très impressionnants. C’est d’ailleurs une des seules colonies terrestres au monde et c’est même la seule aussi facilement observable.

Après cela, j’essaye de terminer ma journée en allant voir des lions de mer, direction Sandfly Bay : après une looooongue balade dans le vent et le gris, je vois un lion de mer, et ce sera tout, car des pingouins, je n’en ai pas vu (que les nids). Allez, zou, je rentre ! Pour terminer la journée en bateau, direction Plato, LE restaurant de la ville dont tout le monde parle et qu’il ne faut pas louper. Il serait un des meilleurs restaurants de Nouvelle-Zélande. Je tente ma chance… il reste de la place, le serveur est français, pratique pour comprendre les plats et leurs nuances. En effet, je me régale pour une addition modeste, vu la réputation du restaurant. Une belle journée, riche en découvertes et en rencontres animalières. Dernière nuit dans ma voiture que je dois rendre demain… La fin du voyage est proche…

Moeraki Boulders, entre Dunedin et Christchurch © Gwendoline Gonin/Nomade Aventure

Sur la route du retour, entre Dunedin et Christchurch, je fais un arrêt aux Moeraki Boulders (à environ 1 h de route de Dunedin). Cet ensemble de gros rochers éparpillés sur la plage vaut le coup d’œil. ils sont disséminés sur la plage comme s’ils avaient été ramenés par les vagues puis abandonnés, ici. A marée basse, la petite balade est sympa, mais la vue est bien plus belle de haut, d’où les rochers apparaissent telles de simples billes d’enfant.

Troisième ville la plus importante de Nouvelle-Zélande et plus grande ville de l’île du Sud, Christchurch a été marquée par deux terribles tremblements de terre en 2010 et 2011 qui l’ont détruite quasiment en totalité. Chacun a été touché. Certaines parties de la ville ne peuvent même plus être reconstruites à cause des déformations et des dégâts sur le sol. On le voit en se baladant. les conséquences des séismes sont encore visibles. De nombreux chantiers et constructions sont en cours, mais la ville est cependant très belle. Il se dégage une ambiance sereine lorsque l’on se balade dans les rues, qu’on tombe sur une énorme fresque de street art, qu’on traverse les ponts et qu’on prend le temps de s’installer sur un banc dans le Botanic Garden, véritable poumon vert de la ville.
Pour une découverte efficace et complète, il est très bien de suivre le trajet du tram, toujours en circulation mais avec, aujourd’hui, une vocation plutôt touristique que pratique pour les locaux. En suivant son tracé dans la ville, on passe par les points phares : New Regent Street, Victoria Square, le Botanic Garden, Hight Street, Cathedral Junction… une belle balade en perspective. Je fais bien sûr une pause goûter chez Mrs Higgins, puis je finis la journée par une pinte et quelques douceurs au Pomeroy’s dans Kilmore Street.

La meilleure saison pour y aller…

Partir entre novembre et février assure d’avoir du soleil pendant tout le voyage ou presque, des températures très agréables, et un temps normalement sec (la météo, c’est toujours aussi une part de chance !). Mais c’est aussi la période où l’on rencontre pas mal de monde sur les routes et dans les hébergements. En décalant un peu son départ en octobre, en mars ou en avril, on rencontre beaucoup moins de monde, et le beau temps est quand même au RDV. Une véritable impression d’être seul sur les routes et d’avoir le pays pour soi.

Bref, la Nouvelle-Zélande, ça ne se raconte pas, ça se vit !

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