Le crépuscule des vaches de mer

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Dans les années 1730, le récit d’une expédition d’envergure à travers la Russie sauvage, de Saint-Pétersbourg aux confins du Kamchatka. Un titre bien étrange pour une aventure glaciale. Port des moufles fortement recommandé.

Dans la première moitié du 18ème siècle, la Russie émerge en tant que grande puissance et ne cache pas son désir de s’ouvrir largement sur l’Europe. Soucieuse de connaître les limites de son propre empire et de poursuivre l’œuvre initiée par son oncle le Tsar Pierre le Grand, la Tsarine Anne place le danois Vitus Béring à la tête d’une ambitieuse expédition, destinée à combler les vides sur la carte.

Il s’agissait d’abord de traverser les immensités de la Russie sauvage au départ de Saint-Petersbourg, capitale flambant neuve sur les rives de la Baltique, pour finalement atteindre la lointaine péninsule du Kamchatka, après 7 années d’un long et éprouvant voyage. L’objectif était ensuite de naviguer vers l’est, dans le vaste Océan Pacifique, afin de déterminer précisément où commencent les côtes de l’Amérique, question encore très largement débattue à l’époque.

Commandant en chef d’une flotte de deux bateaux construits pour l’occasion, Vitus Béring engage à la dernière minute un jeune scientifique allemand totalement inconnu, Georg Wilhelm Steller, en tant que naturaliste et médecin. L’expédition atteindra son but et parviendra jusqu’aux rivages de l’Amérique mais la traversée du Pacifique Nord sera tout sauf une partie de plaisir : brouillard, tempêtes, froid et scorbut décimeront les équipages et viendront contrarier les plans de Béring.

Les événements prendront une tournure dramatique lors du naufrage de l’un des deux bateaux sur les côtes d’une île désolée, mais Steller décrira à cette occasion de formidables créatures, jusqu’alors totalement inconnues de l’Occident.

Le crépuscule des vaches de mer
Les aventures du naturaliste Georg Steller et la découverte de l’Alaska par l’expédition de Vitus Béring.
Fabrice Genevois. 424 pages, 45 illustrations. Éditions du Guetteur,
Collection Quo Vadis.
Parution : avril 2012.

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