Sur les traces de la Ciudad Perdida…

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Entretien avec Grégory Rohart d’I-Trekkings, au sujet de notre voyage à destination de la Ciudad Perdida :

Qu’est ce qui t’as poussé à faire ce trek de la Cité Perdue ?

Cela faisait un petit moment que je souhaitais me rendre en Colombie pour découvrir toute la richesse de ce pays. Richesse des paysages mais aussi des gens, puisque la diversité culturelle est l’une des plus riches d’Amérique du Sud.
La Ciudad Perdida est l’un des grands attraits touristiques du nord de la Colombie. Elle n’est accessible qu’à pied contrairement au Machu Picchu au Pérou. Cela apporte une dimension supplémentaire à la découverte. Beaucoup de mystère entoure la ciudad perdida. J’ai voulu en savoir plus…

Ce trek est une véritable expédition dans des lieux reculés de la Sierra Nevada colombienne : peut-on s’y aventurer seul ?

La Sierra Nevada n’est pas à proprement parler un lieu reculé puisque la Ciudad Perdida est à vol d’oiseau à moins de 50 km de Santa Marta, une grande ville de plus de 400 000 habitants. Il faut néanmoins 3 heures en voiture pour se rendre à Machete Pelao, le village où commence le trek.
Pour répondre à la question. Non, il est interdit de partir seul sur ce trek. Le gouvernement colombien oblige à prendre les services d’une agence pour entrer dans le parc archéologique de Teyuna.

Quel est l’avantage de la présence d’un guide local sur ce trek ?

Le trek était accompagné par Vicente, un guide autochtone Wiwa, l’une des communautés qui descend des Tayronas qui ont construit la Ciudad Perdida. Sur le plan purement philosophique, cela permet à la communauté indienne d’être partie prenante de l’économie qui se développe sur ses terres. C’est aussi une richesse incroyable. Au fil des jours, le groupe de randonneurs en apprend toujours un peu plus sur les us et coutumes. A quoi sert un poporo ? Pourquoi s’échangent-ils de la coca ? L’apprendre de la bouche même d’un indien est bien plus enrichissant que d’un colombien venu d’ailleurs.

Selon toi quelles sont les difficultés rencontrées lors du trek, si tant est qu’il y en ait eu ? Comment se passent la logistique et les nuits sous carbet ?

J’ai une amie qui a fait ce trek il y a 25 ans. Il n’y avait même pas de chemin. Aujourd’hui, la logistique est bien rodée. Les nuits se font en carbet, soit en hamac, soit dans un lit. Des moustiquaires sont fournies. Croyez-moi c’est utile. Le trek peut-être réalisé en 4 ou 5 jours pour un dénivelé de 2700 mètres. En soi, ça n’est pas énorme. Mais si la pluie s’en mêle, le terrain devient vite boueux. Et puis que calor aussi ! Je n’ai jamais autant transpiré. D’où l’importance de bien faire son sac à dos et de partir le plus léger possible car chaque randonneur porte son barda.

Peux-tu me dire, qu’est ce qui fait l’essence même de cette expédition ? Quelles images garderas-tu en tête ?

La Sierra Nevada de Santa Marta possède une âme singulière. Ce ne sont pas les plus beaux paysages de montagne que j’ai pu rencontrer mais il y a en ces lieux une communion avec la nature tout à fait particulière. La connaissance des communautés indiennes tourne autour des mamos, les chamans. Ce sont les gardiens de la terre. Sans pouvoir dire pourquoi, je suis convaincu qu’ils véhiculent une énergie positive tout à fait unique. Ça me fait bizarre de dire cela car je suis plutôt cartésien.
J’ai des milliers d’images en tête, beaucoup de sourires et de rencontres. Voir la Ciudad Perdida s’illuminer lentement par le soleil. Et aussi un profond sentiment que les indiens dégagent un respect presque originel vis-à-vis de la terre et des autres. Finalement, j’y suis allé pour la Ciudad Perdida et j’ai rencontré bien d’autres choses.

Voir notre voyage « Viva Colombia ! »

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